Textes de référence sur la non-violence

Textes historiques


Je fais un rêve (I have a dream), Martin Luther King, 1963 (français et anglais)


Je suis heureux de participer avec vous aujourd’hui à ce rassemblement qui restera dans l’histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre acte d’émancipation. Lire la suite de cette entrée »


Lettre de la prison de Birmingham, Martin Luther King, 1963 (anglais)


« My Dear fellow clergymen :While confined here in the Birmingham City Jail, I came across your recent statement calling our present activities « unwise and untimely. » Seldom, if ever, do I pause to answer criticism of my work and ideas. If I sought to answer all the criticisms that cross my desk, my secretaries would be engaged in little else in the course of the day, and I would have no time for constructive work. But since I feel that you are men of genuine goodwill and your criticisms are sincerely set forth, I would like to answer your statement in what I hope will be patient and reasonable terms. Lire la suite de cette entrée »


Le pèlerinage aux sources, Lanza del Vasto, 1943


«Il avait seize ans quand la chose lui arriva. Il était monté au temple. Là je ne sais ce qui se passa entre Dieu et lui.
Toujours est-il qu’il est sorti du lieu saint sans regard dans les yeux et sans voix dans la bouche.
Il est descendu dans le bassin des purifications, en est sorti laissant ses vêtements sur les marches. Lire la suite de cette entrée »


Le satyagraha, Gandhi, 1919


Voici trente ans que je prèche le Satyagraha et que je le pratique. Les principes du Satyagraha, tel qu’il est aujourd’hui, constituent une évolution progressive. Lire la suite de cette entrée »


Lettre à Gandhi, Léon Tolstoï, 1910


J’ai bien reçu votre revue Indian Opinion et j’ai été heureux d’y lire tout ce qui à trait à la non-
résistance. J’aimerais vous faire part des réflexions que m’a inspirées cette lecture. Lire la suite de cette entrée »


Lettre à un Hindou, Léon Tolstoï, 1908


« Ne soyez pas les destructeurs de vous?mêmes. Élevez-vous à votre véritable Etre, et alors vous n’aurez plus peur de rien. » Krishna Lire la suite de cette entrée »


Lettre à un Hindou, Léon Tolstoï, 1908 (anglais)


The letter printed below is a translation of Tolstoy’s letter written in Russian in reply to one from the Editor of Free Hindustan. After having passed from hand to hand, this letter at last came into my possession through a friend who asked me, as one much interested in Tolstoy’s writings, whether I thought it worth publishing. I at once replied in the affirmative, and told him I should translate it myself into Gujarati and induce others’ to translate and publish it in various Indian vernaculars. Lire la suite de cette entrée »


Tu ne tueras point, Léon Tolstoï, 1900


Quand, suivant les formes de la justice, on exécute des rois : Charles 1er, Louis XVI, l’empereur Maximilien, ou quand on les tue lors d’une révolution de cour : Pierre III, Paul 1er, divers sultans, shahs et empereurs de la Chine, ce sont là des faits dont on se préoccupe généralement peu. Par contre, lorsqu’on les tue sans l’appareil de la justice et en dehors des révolutions de cours : Henri IV, Alexandre II, l’Impératrice d’Autriche, le shah de Perse, et récemment le roi Humbert, ces meurtres provoquent, parmi les empereurs, les rois et leur entourage, une violente indignation et un grand étonnement, comme si ces princes ne participaient pas eux-mêmes à des assassinats, n’en profitaient et ne les ordonnaient point. Parmi les rois assassinés, les meilleurs, comme Alexandre II et Humbert, étaient auteurs ou complices du meurtre de milliers et de milliers d’hommes qui périrent sur les champs de bataille ; quant aux empereurs et rois mauvais, c’est par centaines de mille et par millions d’hommes qu’ils ont fait périr. Lire la suite de cette entrée »


Du devoir de désobéissance civile, Henri David Thoreau, 1849


De grand coeur, j’accepte la devise : «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins» et j’aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également: «que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout» et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu’ils auront.[…] Lire la suite de cette entrée »


Discours de la servitude volontaire, Etienne de la Boétie, 1548


« Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres; n’en ayons qu’un seul;
Qu’un seul soit le maître, qu’un seul soit le roi. » Lire la suite de cette entrée »

Textes officiels pour une culture de non-violence


Manifeste 2000 pour une culture de paix et de non-violence, 2000


L’an 2000 doit être un nouveau départ, l’occasion de transformer ensemble la culture de la guerre et de la violence en une culture de la paix et de la non-violence (1). Pareille transformation exige la participation de chacune et de chacun, et doit offrir aux jeunes et aux générations futures des valeurs qui les aident à façonner un monde plus juste, plus solidaire, plus libre, digne et harmonieux et plus prospère pour tous. La culture de la paix rend possibles le développement durable, la protection de l’environnement et l’épanouissement de chacun. Lire la suite de cette entrée »


Résolution de l’ONU « Décennie pour une culture de non-violence », 1998


Rappelant sa résolution 52/15 du 20 novembre 1997 et la résolution 1997/47 du Conseil économique et social, en date du 22 juillet 1997, proclamant l’an 2000 Année internationale de la culture de la paix 1 , ainsi que sa résolution 52/13 du 20 novembre 1997, relative à une culture de la paix,

Tenant compte de la résolution 1998/54 de la Commission des droits de l’homme, en date du 17 avril 1998, intitulée «Vers une culture de la paix» Lire la suite de cette entrée »


Appel des Prix Nobel de la Paix, 1997


A l’attention des Chefs d’Etat de tous les pays membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies

Aujourd’hui, dans chaque pays du monde, de nombreux enfants souffrent en silence des effets et des conséquences de la violence. Lire la suite de cette entrée »

 L’action non-violente


Qu’est-ce que la désobéissance civile ?, Christian Mellon, 1998


Si l’expression  » désobéissance civile  » a connu depuis quelques décennies un large succès, il n’est pas certain que ses utilisateurs l’emploient toujours à bon escient. On peut même supposer que l’imprécision dans son usage explique en partie son succès : elle offre à de nombreux groupes contestataires la possibilité de désigner leurs pratiques par une expression qui, grâce aux campagnes de Gandhi et de King notamment, est perçue comme valorisante. Auraient-ils l’impression qu’en se référant ainsi implicitement à de prestigieux et respectables ancêtres, ils ouvrent un parapluie protecteur sur leurs propres pratiques ? Ce serait là une regrettable confusion entre deux aspects qu’il importe de distinguer : celui de la définition et celui de la justification de ce genre d’actions. Pour traiter sereinement de la définition de la désobéissance civile, il faut mettre de côté les jugements de valeur. La question de savoir si la désobéissance civile est parfois légitime, et si oui à quelles conditions, mériterait à elle seule un autre article. Lire la suite de cette entrée »


Du combat non-violent, Jacques Sémelin, 1995


N’y-a-t-il pas quelque indécence à parler de non-violence au moment même où le feu de la barbarie se rallume aux quatre coins du monde? Ou serait-ce le contraire? Affirmer une espérance en l’homme, en sa faculté de défier la violence par la résistance dite « non-violente » n’est-il pas plus nécessaire que jamais? Difficile de trancher sans s’entendre d’abord sur le sens des mots. Les notions de « violence » et de « non-violence » ont en effet des significations confuses que les traditions philosophiques et morales ne parviennent pas toujours à clarifier. Paradoxalement, le vocable « non-violence » fait la part belle à la violence puisqu’il sous-entend que celle-ci est première . Or, rien n’est moins sûr. Lire la suite de cette entrée »


Les différents moments d’une campagne d’action non-violente, Jean-Marie Muller, 1985


La logique de la non-violence en action se traduit par des étapes préméditées qui s’inscrivent graduellement dans le temps, selon l’objectif choisi. C’est cette inscription, cette montée en puissance que détaille concrètement ce texte. Lire la suite de cette entrée »


La résistance non-violente, Martin Luther King, 1958


Les opprimés réagissent de trois façons différentes à l’oppression. La première est l’acceptation ; ils se résignent à leur sort. Tacitement, ils s’adaptent à leur situation, et par là-même, finissent par y être conditionnés. Tout mouvement de libération a connu le cas de ces opprimés qui préfèrent le rester. Il y a presque 2 800 ans que Moïse décida un jour d’arracher les enfants d’Israël à l’esclavage de l’Egypte, pour les conduire à la liberté de la Terre Promise. Il ne tarda pas à constater que les esclaves ne sont pas toujours reconnaissants envers ceux qui les délivrent. Ils se sont accoutumés à leur esclavage. Comme le dit Shakespeare, ils préfèrent supporter les maux qu’ils connaissent que de fuir vers d’autres qu’ils ne connaissent pas. Ils préfèrent les tourments de l’Egypte aux épreuves de l’émancipation. Lire la suite de cette entrée »

 Philosophie de la non-violence


De la non-violence, Jean-Marie Muller, 2005


Lorsqu’on parle de « non-violence », il importe d’introduire et de maintenir une distinction dont l’oubli engendre bien des équivoques : celle entre l’exigence philosophique de non-violence et la stratégie de l’action non-violente. L’une et l’autre se situent sur des registres différents qu’il convient de distinguer, non pour les séparer, mais pour ne pas les confondre. En tant que principe philosophique, la non-violence est une requête de sens, en tant que méthode d’action, elle est une recherche d’efficacité. Lire la suite de cette entrée »


La non-violence comme référent éthique universel, Jean-Marie Muller, 2003


Dans sa réflexion sur l’existence, le philosophe découvre en dernière instance que l’être de l’homme ne se construit pas tant dans son rapport à l’absolu – au Cosmos, au Bien, au Divin -, que dans sa relation à l’autre homme. L’essence de l’homme n’est pas son « être-au-monde », mais son « être-aux-autres ». La philosophie met en lumière que c’est par la médiation de sa relation à l’autre homme que l’homme s’ouvre à la transcendance. Lire la suite de cette entrée »


Vers une culture de non-violence, Jean-Marie Muller, 1995


Le 30 janvier 1998, en participant à la commémoration à New-Delhi du cinquantième anniversaire de la mort de Gandhi, Federico Mayor, directeur général de l’Unesco, déclare:  » Nous commémorons aujourd’hui le tragique décès du Mahatma Gandhi et nous célébrons sa contribution non seulement à la libération de l’Inde, mais aussi aux progrès de l’humanisme dans le inonde entier. Le message du Mahatma Gandhi reste vivant et plus actuel que jamais. Il est universel. […] À cette occasion, pour manifester notre attachement aux idéaux incarnés par le Mahatma Gandhi et pour continuer à contribuer à la transition de l’humanité d’une culture de guerre et de violence à une culture de paix et de non-violence, je suis heureux d’annoncer que le programme « Culture de la paix » de l’Unesco s’appelle désormais programme « Culture de la paix et de la non-violence ».  » Lire la suite de cette entrée »


Manifeste pour une Alternative Non-violente, MAN, 1974


La rencontre de la violence dans le monde nous fait prendre conscience que « la vraie vie est absente » et la volonté de « changer le monde et la vie » nous engage dans la dynamique de la non-violence. La non-violence, en nous libérant de la totalité de la violence qui semblait peser sur l’homme et sur l’Histoire, nourrit alors une nouvelle espérance, un nouveau bonheur, une nouvelle culture. Lire la suite de cette entrée »


L’arme qui sauve, Martin Luther King, 1965


Les détracteurs de la non-violence qui veulent y voir le refuge des lâches perdirent du crédit devant les actes héroïques et souvent dangereux qui se déroulèrent à Montgomery, puis à Birmingham : les manifestations publiques, les marches pour la liberté leur opposèrent alors un démenti muet, mais convaincant. Lire la suite de cette entrée »


De la non-violence, Lanza del Vasto


La non-violence qu’on appelle parfois « résistance passive », est-elle passive ou bien active ? La non-violence, c’est de dire à la violence : Non ! C’est un refus actif, non une acceptation passive du mal. La paresse, l’indifférence, la neutralité, n’ont pas de place dans la non-violence, car elles ne disent à la violence ni Oui ni Non. La non-violence se manifeste dans l’engagement. La non-violence peut dire avec Jésus : « Je ne suis pas venu porter la paix, mais l’épée. » Lire la suite de cette entrée »


La doctrine de l’épée, Gandhi, 1920


(Young India, 11 août 1920, In La Jeune Inde, 1924, Stock, pp. 107-109)

Il est à peu près impossible, à notre époque, où la force brutale est maîtresse, d’imaginer que personne puisse rejeter la loi de suprématie de la force brutale. Aussi je reçois des lettres anonymes me conseillant de ne pas entraver la marche de la non coopération même s’il arrivait que la violence populaire éclatât. Certains viennent me trouver, et présumant qu’en secret je dois préparer une action violente, me demandent quand viendra l’heureux moment de déclarer ouvertement la violence. Ils m’assurent que les anglais ne plieront jamais que devant la violence ouverte ou secrète. Lire la suite de cette entrée »


La non-violence est un état parfait, Gandhi, 1920


Lorsqu’un homme prétend être non-violent, il ne doit point s’irriter contre qui l’a outragé. Il ne lui souhaitera aucun mal ; il lui souhaitera du bien ; il ne le maudira pas ; il ne lui causera aucune souffrance physique. Il acceptera tous les outrages que lui fera subir l’offenseur. La Non-Violence comprise ainsi devient l’innocence absolue. La Non-Violence absolue est une absence totale de mauvais-vouloir contre tout ce qui vit. Elle s’étend même aux êtres inférieurs à l’espèce humaine sans en excepter les insectes et les bêtes nuisibles. Lire la suite de cette entrée »
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Gandhi, un simple être humain, un avocat, avec ses défauts qui a fait un parcours vers la non-violence. Il a pu employer des propos qui peuvent nous paraître polémiques, racistes. Mais il a su être un guide aussi, contre ces défauts-là.

CONFERENCES


Conférence de Catherine Clément sur Gandhi donnée le 12 mai 2011 dans le cadre de l'Université populaire du quai Branly (UPQB).

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