Revolution Non-Violente – Martin LUTHER KING

Notes d’Alyette MARIE

 

1954 : Décret exigeant la suppression de la ségrégation dans les écoles. Mais en 1963, seulement 9 ? d’étudiants noirs sont dans des écoles intégristes.

 

Les causes de l’explosion de 1963 :

-Non application du décret de 1954.

-A l’approche du centenaire de l’émancipation des noirs, une célébration en vue, mais ils devaient continuer à vivre sur un îlot d’insécurité économique, noyé dans un océan de prospérité matérielle.

Car l’esclavage aboli, après la guerre civile, on trouva une quantité de nouveaux moyens pour que

«  Le Nègre reste à sa place. »

-Ils constatent que les pays africains deviennent indépendants

-Birmingham est le fief de Bull Connor, lieu stratégique. Les Noirs forment 2/5 de la population mais ne représentent que 1/8 des électeurs.

-Début 1962 les étudiants de Miles Collège entreprirent le boycott systématique de certains magasins blancs ayant des écriteaux « Nègres » ou qui refusaient de servir les Noirs dans leur snack. Résultat : leur chiffre d’affaires a baissé de 40?.

Il était indispensable d’avoir recours à la non-violence, sinon cela aurait été un bien de sang.

De plus c’est le moyen de «  désarmer » l’adversaire, d’en faire un frère.

Pour préparer cette campagne, l’équipe passe de longues heures à tirer les leçons des faiblesses, du demi-échec à Albany, car si les restaurants restèrent ségréganistes, des milliers de Noirs furent inscrits sur les listes électorales.

 

Organisation de conférences pour expliquer aux sympathisants leur plan d’action pour obtenir un soutien moral et financier, car il faudra payer les cotions afin de libérer ceux qui seront en prison.

 

Des séances d’entraînement consacrées aux socio-drames destinées à préparer les futurs manifestants à faire face aux provocations. Mise à l’épreuve très exigeante. Chaque volontaire devait signer lé « carte de l’Engagement »  suivante :

 

JE FAIS DON DE MA PERSONNE—PHYSIQUE ET SPIRITUELLE—AU MOUVEMENT NON-VIOLENT. EN CONSEQUENCE, JE M’ENGAGE A RESPECTER LES DIX COMMANDEMENTS SUIVANTS :

1- Méditer quotidiennement sur la prédication et la vie de Jésus.

2- ME RAPPELER que le mouvement non-violent de Birmingham a pour but de rechercher la réconciliation et la justice et non la victoire.

3- CONSERVER, dans mon comportement et mes paroles, l’attitude de l’amour, car Dieu est amour.

4- Prier tous les jours et demander à Dieu d’être Son instrument, afin que tous les hommes puissent être libres.

5- SACRIFIER mes intérêts personnels afin que tous les hommes puissent être libres.

6- OBSERVER, tant à l’égard de mon ennemi que de mon ami, les règles habituelles de courtoisie.

7- ESSAYER de me consacrer régulièrement au service des autres et du monde.

8- ME GARDER de la violence—qu’elle s’exprime par le poing, la langue ou le cœur.

9- M’EFFORCERd’observer une hygiène spirituelle et physique.

10- RESPECTER les consignes du mouvement et celles du chef lors d’une manifestation.

Quand un volontaire n’avait pas les aptitudes requises, il était envoyé à d’autres tâches au service de la cause.

 

1° étape : 3 Avril 1963 :? début des manifestations. Après 3 jours d’occupation des snack-bars =         35 arrestations.

2° étape : 6 Avril,      ?marche sur l’hôtel de ville.

?Puis réunions de prières dans les églises

?Occupation des bibliothèques

?Une marche sur les bureaux du comté, début des démarches pour l’inscription sur les listes électorales.

?Refus d’obéir à un ordre du tribunal. Cet ordre tentait par un moyen légal de faire échec aux manifs.

Le 12/04, pression sur un homme qui fournissait les cautions, donc plus d’argent. Risque d’un point final à cette action, car comment libérer les prisonniers ?

Ce même jour, M.L.K. devait se faire arrêter ! Contre l’avis de tous, après un temps de réflexion, il décide d’y aller quand même…Car un changement de décision aurait été pris pour une lâcheté…c’était pourtant la naissance de sa petite fille, 4° enfant. Puis l’argent est venu d’ailleurs…la confiance paie…il est dans une très grande joie.= Huit jours en prison.

De là, il écrit une très longue lettre, ( P 91 à 116.), à ses confrères dans le ministère pour répondre à leurs questions, énumérer toutes les injustices, les humiliations dont sont victimes les Noirs et justifier l’action qu’ils mènent… tout cela avec beaucoup de délicatesse, de fermeté et une foi extraordinaire en Dieu, en l’homme en l’humanité…son but : faire de l’adversaire un frère…

Les journaux du 4/05/63 publient des photos montrant des femmes jetées à terre, des policiers penchés sur elles le gourdin à levé ; des enfants affrontant les crocs menaçants des chiens policiers, ainsi que les énormes lances à incendie balayant les corps dans les rues. C’est une énorme avancée, car la manière dont ils étaient traités en cachette était révélée à la face du monde.

P 124 « Un Dimanche, plusieurs centaines de Noirs voulaient aller prier dans une église d’un quartier blanc, Bull Connor avait fait sortir les chiens policiers, les lances à incendie. Quand les manifestants approchèrent de la limite qui sépare les deux quartiers, Il donna l’ordre à R. Ch. Billuts qui lui opposa un refus poli. Hors de lui, B.C. se tourna vers les hommes et leur dit : « Au diable, branchez vos lances ! »  Et ce qui se passa fut l’un des événements les plus fantastiques de l’histoire de Birmingham. Les hommes de B.C., leurs lances meurtrières prêtes à fonctionner, faisaient face aux manifestants. Ceux-ci, agenouillés pour la plupart, les regardaient calmes et immobiles. Alors les Noirs se relevèrent lentement et commencèrent à avancer. Les policiers comme hypnotisés reculaient en tenant toujours leurs lances inutiles, tandis que plusieurs centaines de Noirs les dépassaient sans prêter attention et se rendaient au lieu du rassemblement… »

 

P 126 Tout au long de la campagne, il y a une recherche de dialogue avec les autorités de la ville.

 

Le 7 Mai, réunion des autorités municipales pour examiner les revendications. Accord annoncé au monde entier le 10 Mai.

Mais, des Blancs ne désarment pas : des maisons sont plastiquées, dont la sienne et celle de son frère.

Le président réagit très fermement pour sauver l’accord.

En Septembre, 4 jeunes filles sont tuées à l’école du dimanche et la police tua un enfant dans la rue, des jeunes blancs assassinent un enfant qui roulait en bicyclette pour le plaisir !

La communauté blanche de la ville réagit mal, quelques voix se firent entendre, exp. Charles Morgan avocat, après le plastiquage de la salle d’école, il fît une courageuse exhortation à la honte collective, il fût obligé d’abandonner sa clientèle et de quitter l’état avec sa famille.

 

Suite à tout cela, M.L.K. aurait voulu reprendre les manifs, mais l’ensemble du groupe n’était pas d’accord.

En une seule année, plus de chemin a été parcouru que depuis un siècle.

 

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Gandhi, un simple être humain, un avocat, avec ses défauts qui a fait un parcours vers la non-violence. Il a pu employer des propos qui peuvent nous paraître polémiques, racistes. Mais il a su être un guide aussi, contre ces défauts-là.

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Conférence de Catherine Clément sur Gandhi donnée le 12 mai 2011 dans le cadre de l'Université populaire du quai Branly (UPQB).

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