La non-violence est aussi une force
Alain Refalo,
Président du Centre de
ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées
Les philosophes comme Eric Weil et Emmanuel Lévinas ont pensé la
non-violence en tant qu’exigence éthique inhérente à l’humanité de
l’homme. Malheureusement, ils ont négligé l’apport spécifique et
déterminant de Gandhi, le libérateur de l’Inde. Ils n’ont pas pris en
compte la dimension de l’action non-violente qui permet de concilier
l’exigence morale avec l’esprit de responsabilité. Pourtant, « les
campagnes de Gandhi, écrit Paul Ricoeur, réalisent non seulement la
présence symbolique des fins humanistes, mais leur réconciliation
effective avec des moyens qui leur ressemblent ; loin donc que le
non-violent exile les fins hors de l’histoire et déserte le plan des
moyens qu’il laisserait à leur impureté, il s’exerce à les joindre dans
une action qui serait intimement une spiritualité et une technique[1] ».
Effectivement, avec Gandhi, nous entrons dans une nouvelle ère politique
qui inaugure dans l’histoire la possibilité d’une stratégie de l’action
non-violente.
Celui qui fait l’option de la non-violence ne peut manquer de se poser
la question de l’action qui est inhérente à ce choix décisif. Car on ne
saurait rester prisonnier du seul refus de la violence. Précisément, ce
refus libère un espace à conquérir dans le domaine d’une action
politique novatrice afin de rester présent au cœur des conflits de
l’histoire. Et tout particulièrement pour lutter contre les injustices
et les violences des hommes contre d’autres hommes. La non-violence se
distingue ici du pacifisme traditionnel qui se contente de condamner la
guerre, mais ne propose pas d’alternatives pour défendre la liberté, la
justice et la démocratie lorsque celles-ci sont menacées.
Définitivement, la non-violence ne saurait être identifiée à une morale
pure, une éthique de conviction qui ignore les nécessités de l’action
responsable.
La question qui est ainsi posée est de savoir comment agir lorsqu’on
refuse la violence ? Il nous faut nous demander s’il existe une action
sans violence qui puisse viser à l’efficacité ? Lorsque, pendant des
siècles, l’action a été identifiée à la violence et la résistance à la
lutte armée, la réponse ne va pas de soi. Et bien souvent, encore
aujourd’hui, le refus de la violence est identifiée au refus de
l’action.
La non-violence n’est pas « non-résistance »
Les « pionniers de la non-violence » ont eux-mêmes parfois prêté le
flanc au malentendu. Ainsi au 19ème siècle, l’écrivain russe
Léon Tolstoï développe, sur des bases chrétiennes, une réflexion contre
les institutions de la violence qui oppriment le peuple russe. L’Etat,
l’armée, la justice, avec la caution de l’Eglise, sont la cible de ces
virulentes critiques. Il exhorte ses compatriotes à s’abstenir de
participer à la violence de ses institutions et prêche l’insoumission à
l’impôt et au service militaire. Pour qualifier sa doctrine de
« non-violence », il utilise l’expression « non résistance au mal par la
violence », directement inspirée par le verset évangélique qui invite à
ne pas résister au méchant (« Et moi je vous dis de ne pas résister au
méchant »). Cette expression de « non-résistance » a certainement fait
du mal dans les esprits. Tout comme celle de « résistance passive » qui
fut d’abord employée par Gandhi lorsqu’il commença son combat en Afrique
du Sud. Car elle conforte tous ceux qui pensent que toute action, toute
résistance, toute lutte est forcément violente ou contient une part
inévitable de violences. Et surtout, elle identifie la non-violence à la
passivité, l’inaction, voire à la lâcheté.
Or, l’histoire des luttes non-violentes nous a appris que la
non-violence pouvait être une véritable force de résistance. La
méconnaissance de ces combats est l’une des raisons qui expliquent que
la non-violence n’est pas encore suffisamment prise au sérieux par ceux
qui veulent agir efficacement pour la justice. Et bien souvent pour
définir la non-violence, il faut d’abord préciser ce qu’elle n’est pas.
« La non-violence n’est pas non-résistance au mal, écrit Lanza del Vasto,
elle n’est pas impuissance ni indifférence. Elle n’est pas inertie, ni
force d’inertie. Elle n’est pas résignation à la fatalité. Elle n’est
pas acceptation de l’injustice, ni concession, ni accommodement, ni
prudente douceur, ni démission craintive, ni flatterie au tyran, ni
complicité du silence et de l’inaction, ni tranquillité hautaine, ni
désertion devant le combat. Elle défend au contraire sa cause avec une
implacable ténacité, avec un calme provocant, et parfois elle attaque.
Jamais elle ne fuit, jamais elle ne recule, jamais elle ne lâche prise,
et jamais elle ne frappe. Elle riposte à chaque coup on s’offrant à
d’autres coups. Elle riposte aux injures par la courtoisie. Elle riposte
aux accusations de lâcheté par le témoignage de la présence au péril, et
de l’endurance dans l’épreuve. Elle riposte aux mensonges par
l’inlassable et précis rétablissement de la vérité. Elle riposte aux
manœuvres par la simplicité et la droiture. Elle riposte aux risées par
une gravité digne. A toute force du mal, elle oppose non une force de
même nature, mais une force de nature opposée et qui la compense.[2] »
Si la non-violence est une philosophie qui donne un sens à la
vie, elle est aussi une force d’action. C’est une sagesse, mais qui doit
s’incarner dans une action politique, au cœur des conflits de notre
histoire. Elle ne disserte pas sur les injustices, elle les combat.
L’action est nécessaire parce que le dialogue, la persuasion et la
conviction ne sauraient être des forces de contrainte. Bien entendu, il
faut toujours tenter de dialoguer avec conviction pour persuader
l’adversaire du bien fondé de la cause que je défends. Mais dans le même
temps, car l’histoire est ici têtue, il ne faut pas exclure la nécessité
d’organiser des rapports de force pour contraindre, à défaut de
convaincre, celui qui est responsable de l’injustice.
Une stratégie collective
L’action non-violente trouve son fondement dans l’analyse des
situations d’injustice qui oppriment les individus. La Boétie, et après
lui, Thoreau, Tolstoï et Gandhi ont définitivement montré que la force
des injustices reposait sur l’obéissance, la complicité voire la
passivité des citoyens. Cette analyse des causes de l’oppression influe
sur les réponses à apporter pour y mettre fin. La justice ne viendra pas
tant d’un changement à la tête du pouvoir que du changement d’attitude
du peuple responsable de sa propre servitude.
La Boétie a
l’intuition que le peuple peut jouer un rôle actif pour se libérer des
chaînes qui l’entravent. « Si on ne leur donne rien, écrit-il à propos
des tyrans, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils
demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la
racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et
morte[3] ».
Si le peuple a la volonté de retirer son appui au tyran, celui-ci perd
son pouvoir. De fait, il n’existe plus si personne n’obéit à ses ordres
criminels. « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. Je
ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez, mais seulement ne le
soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a
dérobé sa base, de son poids même, fondre en bas et se rompre[4] ».
Ainsi, ce n’est pas tant la capacité de violence des oppresseurs qui
expliquent l’injustice que la capacité de soumission des opprimés, aussi
longtemps qu’ils sont prisonniers de la peur. Dès lors, l’insoumission
des citoyens devient un enjeu décisif pour briser la collaboration avec
l’injustice.
Gandhi fera largement écho aux réflexions de La Boétie. Son analyse de
l’oppression coloniale s’en inspire fortement. « Il est impossible au
gouvernement même le plus despotique de rester au pouvoir autrement
qu’avec l’accord des gouvernés, analyse-t-il. Il est vrai que le despote
s’octroie souvent par la force le consentement du peuple. Mais aussitôt
que les sujets cessent de craindre la force du tyran, son pouvoir
s’effondre[5] ».
Il énonçait ainsi le principe stratégique qui allait animer toute son
action contre le pouvoir colonial britannique : obliger l’autorité
occupante à céder aux revendications de la majorité, non par la violence
qui aurait été suicidaire, mais par la contrainte exercée par tout un
peuple qui refuse de se soumettre aux lois discriminatoires des
autorités illégitimes. Le principe fondamental de son action politique
sera basé sur la non-coopération de masse avec les lois et les
institutions qui servent l’injustice coloniale. Parce que l’injustice
repose sur des structures et des institutions, l’action non-violente
vient combattre ces dernières au cœur, non pas en voulant éliminer les
personnes qui commandent ou exécutent les ordres criminels, mais en
mobilisant les citoyens de telle sorte que la machine de l’injustice ne
puisse plus fonctionner.
Celui qui n’accepte plus de se taire et de se soumettre entre en
dissidence avec le pouvoir ou l’institution responsable de l’injustice.
Cette révolte individuelle contre l’injustice et la violence peut fonder
une objection de conscience qui permet à l’homme moral de vivre en
accord avec ses idées. La légitimité de cette démarche est
incontestable, bien que son efficacité politique demeure limitée.
Lorsqu’ Antigone entend rester fidèle aux lois non écrites et éternelles
des Dieux, lois supérieures aux lois des hommes, elle désobéit à l’édit
de Créon qui refuse de donner une sépulture à son frère Polynice. Ce
faisant, elle demeure en accord avec sa conscience, mais ne cherche pas
à modifier la loi du souverain. De même, lorsque l’écrivain américain
Henri David Thoreau en révolte contre l’esclavage et la guerre contre le
Mexique refuse de payer l’impôt à l’Etat, il agit en conformité avec sa
conscience, mais il ne cherche pas à organiser une action collective de
désobéissance civile pour faire pression sur le gouvernement. Son action
reste volontairement isolée et symbolique. Elle relève davantage de
l’objection de conscience que de la résistance non-violente. Mais de ces
deux témoignages, il nous faut en retenir la radicalité, la force
potentiellement subversive pour imaginer dans l’ordre de l’action
politique une force collective qui enraye réellement les rouages de la
machine de l’injustice[6].
Des moyens et des fins
Toute action dans le champ politique pose la question de la fin et des
moyens. L’action est directement en rapport avec une finalité, un
objectif à atteindre. Mais c’est précisément au nom de l’idéal annoncé
que, bien souvent, tous les moyens sont justifiés, particulièrement ceux
de la violence. La cause juste permet tous les excès jusqu’à ne plus
voir que la violence mise en œuvre pervertit la justesse de la cause. La
fin ne justifie pas tous les moyens, plus précisément la justesse de la
fin n’autorise pas l’emploi de n’importe quel moyen pour y parvenir.
Nous savons, notamment après les régimes totalitaires, que les moyens de
la violence ne peuvent construire une société démocratique. L’action
non-violente des dissidents sera une action de rupture avec l’ordre
totalitaire, c’est-à-dire avec le mensonge des moyens de la violence qui
trahissent l’idéal toujours repoussé dans un avenir inaccessible. « Ce
revirement, écrivait Vaclav Havel, d’une vision politique abstraite de
l’avenir au profit de l’individu concret et de sa défense active, « ici
et maintenant », s’accompagne donc aussi tout naturellement d’une
aversion renforcée à toute forme de violence « au nom d’un avenir
meilleur »[7]
».
Il
nous faut donc penser dans le champ politique une action collective
efficace qui ne trahisse pas l’idéal de justice. « Il s’agit de servir
la dignité de l’homme, écrit Albert Camus, par des moyens qui restent
dignes au milieu d’une histoire qui ne l’est pas. On mesure la
difficulté et le paradoxe d’une pareille entreprise[8] ».
Lorsque l’on a écarté une fois pour toute l’illusion que la violence
peut construire une société juste et démocratique, c’est sans doute le
défi essentiel auquel nous sommes confrontés. Gandhi a montré la voie en
expérimentant l’action non-violente pour servir la cause de la justice.
Il avait compris qu’on ne pouvait utiliser des moyens injustes pour
servir une cause juste. « Les moyens, écrit-il, sont comme la graine et
la fin comme l’arbre. Le rapport est aussi inéluctable entre la fin et
les moyens qu’entre l’arbre et la semence. […] On récolte exactement ce
que l’on sème[9] ».
En mettant en œuvre ce principe à la fois moral et stratégique, Gandhi a
mis l’accent sur l’importance des moyens à mettre en œuvre dans la lutte
alors que nous sommes souvent tentés de nous intéresser qu’à l’objectif.
La plupart des idéologies, matérialistes et religieuses, ont perverti la
cause qu’elles prétendaient défendre en justifiant les pires moyens de
la violence. Désormais, nous savons qu’il nous faut accorder toute notre
attention à la qualité des moyens que nous utilisons, c’est-à-dire à
tout faire pour qu’il reste cohérent avec la fin recherchée.
Dans le même temps, il nous faut avoir conscience que l’action
non-violente, comme toute action humaine, comporte sa part d’aléatoire.
Concevoir une stratégie en accord avec l’exigence morale ne signifie pas
pour autant que cette stratégie sera forcément efficace, c’est-à-dire
qu’elle atteindra son but. Certes, il s’agit de concentrer nos efforts
pour que l’action demeure non-violente tout en étant efficace. Mais
quand bien même elle échouerait, l’action violente ne retrouve pas pour
autant sa légitimité. Nous ne sommes pas maîtres de la fin à laquelle
nous aspirons. Par contre, nous pouvons tenter de maîtriser les moyens
que nous utilisons. Le sens de l’action non-violente réside aussi en
elle-même dans la mesure où elle est utilisée pour une juste cause. Son
échec politique, toujours possible, ne remet pas en cause sa légitimité.
Car l’action non-violente interpelle les consciences, suscite le débat
et la confrontation des idées. Elle montre qu’une alternative est
possible. Elle crée des dynamiques qui, sans être en rapport avec le but
immédiat à atteindre, sont autant d’investissement pour l’avenir. Nous
tenons pour essentiel que la dynamique engendrée par l’action
non-violente, au-delà de son résultat, favorise le développement d’une
culture de non-violence.
Une action radicale et constructive
La radicalité de l’action n’est pas dans la violence qu’elle met en
oeuvre, mais dans la mobilisation massive du plus grand nombre de
citoyens dans des initiatives de résistance incluant des actions de
désobéissance civile. L’action non-violente ne se paye pas de mots car
elle est directement en prise avec une réalité à transformer en dehors
de tout messianisme idéologique. Elle tranche singulièrement avec les
incantations de ceux qui prônent la violence sans la mettre en œuvre (ou
alors par procuration !). Elle est fondamentalement une résistance
collective qui s’appuie sur la force du nombre, non pas pour écraser
l’adversaire, mais pour rendre impossible la mise en œuvre par
l’adversaire de l’injustice. C’est ici que la non-violence est
véritablement radicale, populaire et révolutionnaire. Radicale, car elle
touche à la racine des injustices ; populaire, car loin d’être réservée
à une avant-garde, elle concerne tous les citoyens ; et révolutionnaire,
car elle offre une possibilité de transformation sociale et politique
qui ne repose pas sur un simple changement à la tête du pouvoir
politique.
La
non-violence est intrinsèquement révolutionnaire car elle vise à
subvertir le désordre établi par des moyens cohérents avec la fin tout
en ne négligeant pas la dimension positive d’une alternative. Elle n’est
pas seulement une force de contestation et de résistance, elle est aussi
une force constructive au service d’un projet de société. Elle dit non à
l’injustice, mais dans le même mouvement elle aspire à construire dès
aujourd’hui une société de justice. Elle vise la prise du pouvoir, mais
elle organise le pouvoir à la base en faisant en sorte que les citoyens
mettent en place les institutions qui préfigurent la société de demain.
La stratégie de lutte non-violente mise en œuvre par Gandhi combinait la
désobéissance civile aux lois coloniales britanniques et l’organisation
d’un programme constructif qui permettait aux Indiens de prendre en
charge directement la gestion de leurs propres affaires. « Le programme
constructif, précise Jean-Marie Muller, consiste, en même temps que l’on
combat les institutions, les structures et les lois qui engendrent
l’injustice, à proposer d’autres institutions, d’autres structures et
d’autres lois qui apportent une solution constructive aux différents
problèmes posés, et à commencer à les mettre en œuvre afin d’apporter la
preuve concrète de leur faisabilité[10] ».
C’est ainsi que nous pouvons souligner la double dimension pédagogique
de l’action non-violente. La première dimension, c’est qu’en tant qu’
action collective et constructive, elle est profondément une école de
démocratie. Elle vise à conscientiser l’opinion publique dont elle
attend le soutien et met en mouvement des dynamiques de réflexion
indispensables à l’élaboration d’alternatives politiques et sociales.
Elle prépare par des moyens démocratiques les fondations de la société
future en insistant sur le rôle crucial de l’éducation et de la prise en
charge par les citoyens eux-mêmes de leur propre destin. L’autre
dimension de l’action non-violente est qu’elle suscite un questionnement
sur la violence. En entrant dans l’action, en éprouvant dans son corps
le risque inhérent à toute action, nous mesurons davantage dans notre
chair toute l’épaisseur de la violence qui domine nos sociétés. Il
existe ainsi une dialectique entre la philosophie et l’action. Si la
philosophie de la non-violence est une réflexion sur la violence, elle
ne prend corps que si elle s’incarne dans une action politique. C’est en
prenant part à cette action que l’homme de l’action non-violente peut
penser la non-violence dans toute sa dimension. « Il ne suffit pas de
faire l’expérience de la violence pour comprendre la non-violence, écrit
Jean-Marie Muller, il faut encore faire l’expérience de la non-violence,
c’est-à-dire de l’action non-violente. La non-violence, en définitive,
ne peut être pensée si elle n’est pas vécue. Ainsi la philosophie de la
non-violence n’est-elle intelligible qu’à travers l’expérience de
l’action non-violente[11] ».
La non-violence est à la fois un principe philosophique et une stratégie
d’action. Elle est une pensée et une attitude qui se conjuguent pour
concilier l’exigence éthique de respect de la personne humaine et
l’esprit de responsabilité pour transformer le cours de l’histoire. Il
est vain de vouloir opposer l’une à l’autre ou de faire prévaloir l’une
par rapport à l’autre. L’action non-violente rend crédible la
philosophie de la non-violence qui elle-même s’élabore à partir des
contraintes inhérentes à toute action humaine.
[1]
Paul Ricoeur, Histoire et vérité, Paris, Seuil, 1955, p. 242.
[2]
Lanza del Vasto, Pages d’enseignements, Editions du Rocher,
1993, p. 11-12.
[3]
La Boétie (Etienne de). - Discours de la servitude volontaire,
Paris, Flammarion, coll. « GF », 1983, p. 137.
[5]
Gandhi, Tous les hommes sont frères, Paris, Gallimard, coll.
« Idées », p. 247.
[6]
Dans son essai sur la désobéissance civile, Thoreau a cependant
l’intuition de l’efficacité possible d’une action collective.
[7]
Vaclav Havel, Essais politiques, Paris, Calmann-Lévy, 1989,
p. 127.
[8]
Albert Camus, Actuelles 1, Chroniques 1944-1948, In Essais,
Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1965, p. 279.
[9]
Gandhi, op. cit., p. 149.
[10]
Jean-Marie Muller, Le principe de non-violence, parcours
philosophique, Paris, Desclée de Brouwer, 1995, p. 288.
[11]
Ibid, p. 88.
Article publié dans Alternatives
Non Violentes n° 127