Brigades de paix
Tournée en France en juin des défenseures mexicaines Silvia Vázquez et Alba Cruz
PBI-Mexique vient de publier une édition spéciale de son Bulletin, intitulée « Dignas ». Le terme est à la hauteur des enjeux. Car dans les moments très douloureux que traverse actuellement ce pays (50 000 morts en 5 ans…), les femmes représentent peut-être le maillon le plus fort de la lutte citoyenne pour plus de dignité. PBI-France a décidé de traduire cet ouvrage et de le diffuser en France, à l’occasion de la visite de deux femmes défenseures en octobre prochain. Michel Lambert nous en livre quelques extraits…
« Nos disparus avaient droit à un jugement juste au cas où ils auraient commis quelque chose d’illégal. Nous, leur famille, nous avons le droit de savoir ce qui leur est arrivé, et où ils sont. »
Tita Radilla, fille de « disparus » (Guerrero)
« Paradoxalement, [mon arrestation] a été un moment très beau, parce qu’il y a eu un mouvement vraiment impressionnant pour ma défense, et je me suis rendu compte que nous avions semé beaucoup de choses. Je suis émue quand j’y repense… Je crois que ce qui m’a sauvée à ce moment, ça a été l’appui du Réseau National des Promoteures et Assesseures rurales, et ça, ça a été très beau, parce que j’ai pensé : « comme c’est triste que ces choses nous arrivent, mais que c’est important que nous fonctionnions comme ça ! » »
Dora Ávila, membre du Centre pour les Droits de la Femme (Oaxaca)
« La défense des Droits de l’Homme n’est pas individuelle, elle ne se réduit pas à l’aspect juridique et fondamentalement, elle est sociale. Si les personnes sujettes de droits ne s’organisent pas, personne ne va défendre leurs droits. Et les Droits, d’une manière ou d’une autre, se défendent collectivement. »
Blanca Martínez, directrice du Centre Diocésain pour les Droits de l’Homme de Saltillo (Coahuila)











