Le non que la non-violence oppose à la violence
est un non de résistance.
La non-violence est certes abstention,
mais cette abstention exige elle-même l'action.

Jean-Marie Muller

    

 La non-violence - Repères historiques
 

 

 


Aung San Suu Kyi, un combat non-violent pour la démocratie en Birmanie
 

"Je n'ai jamais ressenti de haine ; j'ai parfois été irritée par leur façon d'agir, mais de la haine, non. Je pense qu'à partir du moment où vous commencez à haïr votre ennemi, vous avez perdu la partie !" Ces mots à propos de la junte militaire qui dirige la Birmanie traduisent bien la façon de penser de la Dame de Rangoun.

Se réclamant de Gandhi et de Martin Luther King, cette femme élégante, à la voix douce et à l'éternel sourire, ne cesse, depuis quinze ans, de se battre pour imposer la démocratie en insistant dans tous ses discours sur le recours à la non-violence et à la désobéissance civile. Le destin d'Aung San Suu Kyi était probablement tracé dès sa naissance.

Fille du général Aung San, héros de l'indépendance birmane, assassiné lorsqu'elle n'avait que 2 ans, elle grandit en Inde où sa mère occupe le poste d'ambassadrice. Après de brillantes études en philosophie et en sciences politiques à Oxford, elle épouse un citoyen britannique et mène une existence tranquille en Angleterre auprès de son mari et de ses deux enfants. Sans jamais oublier son pays d'origine précipité dans le chaos économique et politique par les militaires au pouvoir depuis 1962.

En 1988, les manifestations pacifiques organisées dans plusieurs villes de Birmanie sont réprimées dans le sang. C'est dans ce contexte qu'elle y retourne avec sa mère mourante. Le peuple, qui cherche un leader pour s'opposer à la dictature, l'accueille en héroïne.

Aung San Suu Kyi assume immédiatement son nouveau rôle d'apôtre de la démocratie. Assignée à résidence des années durant, étroitement surveillée, la future prix Nobel de la paix dénonce inlassablement les exactions du régime, la corruption des militaires, les terribles conditions de vie de la majorité de ses compatriotes...

Ses quinze années de combat ne semblent pas l'avoir marquée. Où puise-t-elle la force de continuer à se battre et à espérer ? "Je ne suis pas sûre d'être aussi forte que ça. On me demande souvent d'où vient ma force... En fait, j'affronte simplement les jours, l'un après l'autre."

Beatriz Loiseau (Source : France5.fr)

Dans la presse

La non-violence, arme d'Aung San Suu Kyi et des démocrates birmans (Le Monde, 18 juin 2005)

Solidarité internationale avec Aung San Suu Kyi, Le Nouvel Observateur, 19 juin 2005)

Appels pour la libération d' Aung  San Suu Kyi (Le Nouvel Observateur, 17 juin 2005)

Campagne de soutien pour les 60 ans d'Aung San Suu Kyi (Le Nouvel Observateur, 16 juin 2005)