Le non que la non-violence oppose à la violence
est un non de résistance.
La non-violence est certes abstention,
mais cette abstention exige elle-même l'action.

Jean-Marie Muller

    

 La non-violence - Repères historiques
 

 

 

 

La stratégie de l’action non-violente de Gandhi en Afrique du Sud

Alain Refalo

Président du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées

 

Les campagnes d’action non-violente initiées par Gandhi en Afrique demeurent un modèle du genre. On y retrouve tous les ingrédients d’une stratégie de lutte novatrice, qui a alors montré toute son efficacité.

Le 22 août 1906, le journal officiel du gouvernement du Transvaal en Afrique du Sud publie un projet d’ordonnance qui doit être soumis à l’assemblée législative. Cette ordonnance, édictée dans le but de lutter contre l’immigration asiatique illégale, exige que tout Indien âgé de plus de huit ans doit se faire inscrire auprès des autorités, donner ses empreintes digitales et être constamment en possession d’une carte d’identité. Celui qui ne se soumettra pas à cette loi prendra le risque de perdre son droit de résidence, voire d’être emprisonné ou déporté hors du Transvaal.

Les Indiens comprennent très vite que cette « loi scélérate » est dirigée contre eux et qu’elle n’a pas d’autre objectif que de préparer leur émigration forcée du Transvaal. En prenant connaissance de ce projet de loi, Gandhi fut « frappé d’horreur ». « Je n’y discernai rien que haine des Indiens, écrit-il. Il me paraissait que si l’ordonnance passait, et si les Indiens l’acceptaient humblement, cela signifierait leur ruine absolue en Afrique du Sud[1]. »

Conscientiser pour mobiliser

Très vite, il convoque une réunion à laquelle il invite toutes les personnes ayant une responsabilité dans la communauté indienne du Transvaal. Son objectif est de conscientiser, mais aussi de préparer les esprits à l’action. « C’est une crise très grave, explique-t-il à l’assistance. Nous devons juger de toute la question avec calme. Si l’Ordonnance est passée et si nous acquiesçons à ce qu’elle devienne Loi, alors elle sera sans doute bientôt imitée dans toute l’Afrique du Sud. Elle a certainement pour but de frapper à la base, notre existence dans ce pays comme citoyens libres. Et ce n’est certainement pas la dernière mesure, mais la première qui est prise, dans le but de nous chasser du pays. Nous sommes donc responsables de la sécurité, non seulement de dix ou quinze mille Indiens au Transvaal, mais de toute la communauté indienne en Afrique du Sud. Le sort des Indiens au Natal et au Cap dépend de notre résistance[2]

Il s’agit maintenant de faire connaître ce projet de loi à la communauté indienne et de l’informer des dangers qu’elle encourt. L’action se prépare dans la conscientisation de ceux qui sont concernés par l’injustice. Gandhi traduit le texte de loi en Gujarati et le publie dans son journal Indian Opinion. Edité en Anglais et en Gujarati, l’Indian Opinion fut un support précieux dans la lutte organisée par Gandhi en Afrique du Sud. « Je suis convaincu qu’une lutte, qui compte principalement sur sa force interne, ne peut être menée d’une manière complète sans un journal, soulignera Gandhi. Je sais aussi par expérience que nous n’aurions pu faire l’éducation des Indiens locaux, ou tenir les Indiens et les Anglais dans le monde entier au courant de la marche des événements en Afrique du Sud, sans l’aide de l’Indian Opinion. Celle-ci s’avéra donc comme une arme utile et puissante dans la lutte[3].» La diffusion du journal connut d’ailleurs une progression constante pendant les années de lutte et toucha environ vingt mille Indiens d’Afrique du Sud.

Le meeting du 11 septembre 1906, au Théâtre Impérial de Johannesburg fut une étape décisive dans la mobilisation. Ce jour-là, 3 000 délégués Indiens, toutes ethnies et religions confondues, adoptent le serment prononcé par Gandhi de ne jamais se soumettre à cette loi raciste qualifiée de « loi noire » et de résister sans violence. Gandhi, soucieux de responsabiliser les participants, insiste tout particulièrement sur les conséquences du choix de participer à une action illégale. Sa crainte est que la répression que cette action va inévitablement entraîner pourrait faire fléchir des personnes mal préparées. Il est persuadé que si les Indiens demeurent fidèles à leur engagement, malgré les souffrances subies, rien ne pourra les arrêter et l’Ordonnance ne prendra jamais force de loi. La fidélité au serment est une condition de la réussite de l’action. C’est pourquoi Gandhi propose à ceux qui ne sont pas prêts de ne pas se lier à un serment qu’ils ne pourraient pas respecter.

D’abord, les moyens d’action légaux

Gandhi utilise d’abord des moyens légaux, comme la pétition ou la propagande dans le journal Indian Opinion pour faire valoir ses vues auprès des autorités britanniques. Il n’est pas encore question d’action directe ou de désobéissance civile puisque la loi n’est encore qu’au stade de projet. Dans la stratégie de l’action non-violente menée par Gandhi, il est essentiel de chercher d’abord à convaincre l’adversaire de la justesse de ses revendications. Les articles qu’il publie dans Indian Opinion sont autant des articles d’information de l’opinion publique que des appels en direction du pouvoir pour qu’il renonce à ses projets néfastes. Ce n’est que dans une seconde phase que l’action non-violente publique interviendra.

Gandhi se rend même à Londres en octobre 1906 pour discuter avec les autorités gouvernementales et présenter ses pétitions. Le Transvaal étant une colonie de l’Angleterre, le roi avait le pouvoir de ne pas valider la nouvelle loi. Mais quelle que soit l’attitude de Londres, celle-ci avait finalement peu d’importance puisqu’au 1er janvier 1907, le Transvaal devait recouvrir son autonomie et promulguer ses lois sans le consentement royal. Le 31 juillet 1907, la loi fut donc votée et entra en vigueur. La phase active de la résistance allait donc commencer.

L’action directe non-violente, le satyagraha

Durant son séjour à Londres, Gandhi avait été particulièrement impressionné par la lutte des suffragettes qui opposaient leur force d’inertie aux policiers anglais. Il avait acquis la conviction que l’adversaire devait être gagné non pas par une force physique qui l’écrase, mais par une force morale qui éveille sa conscience. L’expression anglaise « passive resistance » (résistance passive) désignait ce type d’action sans violence. Gandhi l’emploiera d’abord pour qualifier son action non-violente en Afrique du Sud. Mais il dut se rendre à l’évidence que cette expression était ambiguë et suscitait de nombreux malentendus.

Gandhi forge alors le concept de satyagraha, terme sanskrit qui signifie « la force de la vérité », et qui implique de dire non à l’injustice avec fermeté, publiquement, sans violence et en acceptant les conséquences judiciaires de ses actes. Le satyagraha est une forme d’action directe non-violente qui implique de savoir souffrir soi-même pour défendre la vérité. Le satyagraha est donc réellement une résistance civile active à l’opposé de toute passivité. La différence entre « résistance passive » et « satyagraha » est pointée du doigt par Gandhi qui écrit : « Le satyagraha diffère de la « résistance passive » comme le pôle Nord du pôle Sud. La seconde a été conçue comme l’arme du faible et n’exclut pas l’utilisation de la force physique ou de la violence pour arriver à ses fins, alors que la première a été conçue comme l’arme du fort et exclut l’utilisation de la violence sous toutes ses formes[4]

Une organisation stricte

Avec la promulgation de la loi en juillet 1907, vient donc le temps de la désobéissance civile. Ainsi, la majorité des Indiens[5] refusent de se faire inscrire et la répression ne tarde pas à s’abattre sur les opposants. Les procès s’enchaînent et des milliers d’Indiens sont jetés dans les geôles sud-africaines. Gandhi avait prévenu. L’engagement dans la résistance non-violente implique de pouvoir supporter les sanctions les plus dures.

Gandhi n’aura de cesse d’insister sur la civilité de l’action et de la désobéissance mise en œuvre. La recherche de la vérité dans l’action politique ne saurait admettre la violence. Ceux qui s’engageront aux côtés de Gandhi devront se conformer aux directives induites par le choix de l’action non-violente. « La force brute n’avait absolument pas de place dans le mouvement indien, en quelque circonstance que ce fût, précise Gandhi. Quelles que fussent leurs souffrances, les Satyagrahis n’avaient jamais recours à la force physique. Même s’ils avaient pu s’en servir efficacement, ils refusaient de le faire[6]

Toutes les actions publiques initiées durant la campagne sud-africaine sont soumises à une stricte organisation. Ainsi les piquets installés aux abords des bureaux d’enregistrement avaient pour consigne d’agir uniquement par la persuasion et de ne commettre aucune violence contre ceux qui voulaient s’inscrire pour respecter la loi. Pour développer ses actions, Gandhi s’appuie sur un noyau de fidèles, les satyagrahis (quelques dizaines), regroupés dans une ferme coopérative, « Tolstoï farm », qui soutient l’organisation du mouvement. Ils sont entraînés à l’action non-violente et préparés à la répression. Leur attitude exemplaire contribue à l’engagement de nouveaux volontaires pour l’action. Il ne s’agit pas d’une « avant-garde » qui monopolise l’action, comme dans la stratégie de la lutte armée. Car l’objectif est de permettre à tous les Indiens concernés de s’impliquer dans la lutte, hommes et femmes, jeunes et vieux.

Accepter les sanctions

Gandhi lui-même est arrêté et mis en prison le 11 janvier 1908. Lors de son procès, il déclare qu’en tant que leader de l’action de désobéissance, il mérite la peine la plus lourde. Il n’est finalement condamné qu’à deux mois de prison ferme, « sans travail forcé ». Dans sa cellule, Gandhi lit et relit l’essai de l’écrivain américain Henri David Thoreau sur la désobéissance civile dans lequel celui-ci fait l’éloge de la prison, « le seul domicile où un homme libre puisse trouver un gîte honorable[7].» Thoreau qui, en 1846, a passé une nuit en prison pour avoir refusé de payer l’impôt à l’Etat esclavagiste estimait qu’être en prison pour la cause de la liberté de ceux qui sont asservis est le signe que l’on n’est pas soi-même complice de cette servitude organisée, car « sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place d’un homme juste est aussi en prison[8]


Les premières arrestations et condamnations, loin d’affaiblir le mouvement de désobéissance à la « loi noire », le renforce. De nombreux Indiens se portent même volontaires pour la prison affichant publiquement qu’ils ne possèdent pas de permis de séjour. Remplir les prisons devient d’ailleurs pour Gandhi un objectif stratégique qui témoigne de la détermination du mouvement et révèle l’embarras du pouvoir.

La nécessité de contraindre

Il convient de rapporter ici un épisode de la lutte qui n’est pourtant pas à l’honneur de Gandhi, mais qui éclaire sur la finalité de l’action non-violente. Alors que Gandhi est sous les barreaux, le général Smuts, responsable des affaires indiennes dans le gouvernement du Transvaal, demande à le rencontrer. Durant cette entrevue, il lui propose un compromis : la « loi noire » sera abrogée si tous les Indiens décident de se faire enregistrer volontairement. La dignité des Indiens serait sauve puisqu’ils ne seraient pas forcés d’être enregistrés. Gandhi accepte en faisant confiance à la parole donnée du général. Malgré les réticences de nombreux Indiens plutôt méfiants, il donne l’exemple. Il se fait enregistrer et entraîne avec lui un grand nombre d’Indiens qu’il a fini par convaincre. Mais le général Smuts ne tient pas sa promesse et présente un projet de loi visant à valider les inscriptions volontaires, sans abroger la « loi noire ».

Furieux d’avoir été trompés, les Indiens demandent alors le retrait de leur enregistrement, mais sans résultat. Un ultimatum est même envoyé au général Smuts. Dans ce texte, les Indiens rappellent la promesse non tenue du général et l’informent de leur détermination : « La communauté a adressé plusieurs communications au général Smuts et fait toutes les démarches légales possibles pour obtenir justice, mais jusqu’ici sans résultat. Nous regrettons de devoir déclarer que si l’Acte asiatique n’est pas aboli conformément à l’accord, et si la décision du gouvernement à cet effet n’est pas communiquée aux Indiens avant une date spécifiée, les certificats pris par les Indiens seront brûlés et les Indiens en supporteront humblement, mais fièrement les conséquences[9]

Ainsi, le 16 août 1908, en riposte au refus du gouvernement de tenir sa promesse, deux mille Indiens se rassemblent à Johannesburg et brûlent toutes leurs attestations d’enregistrement. Comme toutes les actions initiées par Gandhi, l’action se fait au grand jour, à visage découvert, dans le but de lui donner un maximum de retentissement médiatique. Gandhi et la communauté indienne ont réalisé que le pouvoir ne cèderait pas tant qu’un véritable rapport de forces ne s’instaurerait pas en leur faveur. L’action non-violente doit organiser une pression sur l’adversaire pour l’obliger à négocier. Tant que cette pression n’est pas suffisante, promesses et compromis demeurent inopportuns.

Une mobilisation populaire

Les événements à venir devaient permettre à Gandhi d’élargir la mobilisation à toutes les catégories sociales de la communauté indienne. Dans son projet de loi, le gouvernement a introduit une nouvelle clause qui interdit l’entrée du Transvaal aux Asiatiques dont nombreux résident au Natal. Gandhi mobilise alors des milliers d’immigrants potentiels qui traversent illégalement la frontière pour rejoindre le Transvaal. Pendant plusieurs mois, ces actions entraînent arrestations, amendes, expulsions. Le tiers de la population indienne du Transvaal se retrouve sous les barreaux. Gandhi est plusieurs fois arrêté, relâché, puis de nouveau arrêté. Pour soutenir les familles de prisonniers et de déportés, il crée des fermes et sollicite l’aide financière du Congrès National Indien qui suit de près la résistance anti-raciale de Gandhi. Finalement, l’écho rencontré à l’étranger par la lutte de Gandhi oblige le gouvernement du Transvaal à promettre l’abolition de la « loi noire » et des aménagements à la loi d’immigration. Promesses encore non suivies d’effet !

En mars 1913, c’est une décision de la Cour Suprême qui met le feu aux poudres. En effet, une nouvelle jurisprudence invalide les mariages célébrés suivant les rites religieux hindous, musulmans et parsis. Les femmes indiennes mariées devenaient de fait des concubines sans statut pouvant être déportées à tout moment. Ce sont elles qui deviennent alors le fer de lance du nouveau combat mené par Gandhi. « Aucune patience n’était possible devant l’insulte faite à la dignité de nos femmes. Nous décidâmes d’entreprendre un Satyagraha inflexible sans tenir compte du nombre des combattants. Les femmes, non seulement ne pouvaient être tenues à l’écart de la lutte, mais nous décidâmes de les inviter à entrer en ligne à côté des hommes[10]

Un groupe de onze d’entre elles, dont la femme de Gandhi, Kasturbaï, franchit la frontière du Transvaal et se rend dans la région minière du Natal. Là, les femmes persuadent les mineurs Indiens de quitter leur poste et de se joindre au mouvement de protestation. Trois mille mineurs se mettent immédiatement en grève. Lorsque les onze femmes sont arrêtées et condamnées à trois mois de travaux forcés, la grève devient générale. Plusieurs milliers de personnes traversent alors illégalement la frontière pour se rendre au Transvaal. Affamés, démunis, hommes, femmes, enfants parcourent trente kilomètres par jour, tout en bravant la répression. La marche épique (qui comprend 2037 hommes, 127 femmes et 57 enfants) entraîne une répression féroce. Les prisons sont pleines à craquer et Gandhi est à nouveau incarcéré. Plusieurs dizaines de milliers de travailleurs Indiens quittent alors leur travail en solidarité avec les marcheurs.

Enfin, devant l’extension du mouvement, les protestations de l’Inde et les pressions du gouvernement britannique, le général Smuts est contraint de céder et l’ensemble des lois discriminatoires sont finalement abolies le 30 juin 1914 à la suite d’un accord survenu entre le général Smuts et Gandhi.

Le succès de la stratégie non-violente

De ce combat mené par Gandhi, il convient de tirer quelques enseignements : La mobilisation populaire dans la désobéissance civile a permis de créer un rapport de forces qui a obligé le gouvernement à négocier. Cette action s’est inscrite dans la durée. Elle était minutieusement organisée de façon à ce que les consignes strictes de non-violence soient respectées. La répression a fait partie intégrante de la stratégie du mouvement et a permis d’élargir le soutien populaire. Ce combat d’un nouveau type a suscité l’intérêt des médias qui s’en sont fait l’écho au-delà de l’Afrique du Sud. Cette médiatisation couplée avec une dramatisation de la lutte dans sa dernière phase a été l’élément déterminant qui a contraint les autorités à céder.

Analysant le succès de son mouvement de désobéissance non-violente, Gandhi affirma : « Rien ne s’est jamais fait sur cette terre sans action directe. J’ai rejeté le mot résistance passive pour son insuffisance et parce qu’on y voyait l’arme des faibles. Ce fut l’action directe qui, en Afrique du Sud, agit, et si efficacement, qu’elle ramena le général Smuts à la raison. Il était en 1906 l’adversaire le plus implacable des aspirations indiennes. En 1914 il fut fier de rendre une justice tardive en supprimant de la législation de l’Union une loi honteuse, dont il aurait dit à lord  Morley en 1909, qu’elle ne serait jamais annulée, l’Afrique du Sud ne pouvant tolérer l’annulation d’une loi votée à deux reprises par le Parlement du Transvaal. Mais ce qui est plus encore, cette action directe, soutenue pendant huit ans, ne laissa derrière elle aucune amertume… Ma tâche consistait à changer la faiblesse des Indiens en force, en leur enseignant une action directe, efficace et non-violente[11]

Bien des années plus tard, le général Smuts évoquait en ces termes l’action de Gandhi : « Fatalité que d’avoir été l’adversaire d’un homme pour qui j’avais, à cette époque déjà, le plus grand respect. Pour Gandhi, tout a marché selon ses plans. Il a même pu jouir d’un bon repos en prison, ce qu’il désirait sans nul doute. Pour moi, le défenseur de l’ordre, j’étais au contraire dans une situation impossible, j’avais à appliquer une loi relativement impopulaire, et, par surcroît, j’ai dû subir l’humiliation de devoir l’abolir. Pour lui, en fait, tout cela fut une réussite totale[12]


[1] Gandhi, M.K. Gandhi à l’œuvre, suite de sa vie écrite par lui-même, Les éditions Rieder, coll. « Europe », p. 155.

[2] Ibid, p. 158.

[3] Ibid, p. 208.

[4] Cité par Jahanbegloo (Ramin). - Aux sources de la non-violence, Editions du Félin, 1998, p. 68.

[5] 511 Indiens sur 13 000 s’étaient faits inscrire le 30 novembre 1907, jour du dernier délai.

[6] Gandhi, M.K. Gandhi à l’œuvre, op.cit., p. 172-173.

[7] Thoreau (Henri-David). – La désobéissance civile, Castelnau-le-lez, Ed. Climats, 1992, p. 66.

[8] Ibid., p. 65.

[9] Gandhi, M.K. Gandhi à l’œuvre, op.cit., p. 301.

[10] Gandhi, Vie de M.K. Gandhi écrite par lui-même, Les éditions Rieder, 1931, p. 231-232.

[11] Cité par Simone Panter-Brick, Gandhi contre Machiavel, Paris, Denoël, 1963, p. 81.

[12] Cité par N.R. Nanda, Gandhi, Sa vie, ses idées, son action politique en Afrique du Sud et en Inde, Verviers, Marabout « Université », 1968, p. 85.

Article publié dans la revue Alternatives Non Violentes, n° 132, 3ème trimestre 2004