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Derniers ouvrages sur la non-violence
Année
2005
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Novembre 2005 |
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Education non-violente, Comprendre, prévenir, enrayer la
violence, Jean-Marie Petitclerc, Ed. Saint Augustin, 2005, 100 p.
Les
signaux d'alarme se sont multipliés ces dernières années : incivilités,
agressions verbales et physiques, atteintes à l'intégrité corporelle, voire
à la vie, parfois " gratuitement ", sans raison apparente. Aucun milieu
n'est épargné : la rue, l'école et même la famille. Mais celle-ci est aussi
le lieu des meilleures solutions. Qu'est-ce que la violence et d'où
vient-elle ? Comment l'éviter dans le couple et dans la famille ? Comment
mettre en œuvre une éducation à la fois ferme et non violente au sein de la
famille ? Comment préparer les enfants à affronter la violence hors de la
famille ?
Polytechnicien, éducateur, prêtre, Jean-Marie Petitclerc possède une immense
expérience, acquise notamment au contact de jeunes en difficulté, que ce
soit dans un foyer ou dans des quartiers de la banlieue parisienne. Auteur
de plusieurs ouvrages remarqués, il n'a cessé de mener une réflexion
exigeante sur la problématique de l'éducation et de la violence. |
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Novembre 2005 |
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Réfractaires à la
guerre d'Algérie avec l'Action civique non violente
1959-1963, par Erica
Fraters, Ed. Syllepse, 2005, 210 p.
Quarante ans après la fin de
la guerre d'Algérie, un groupe d'anciens réfractaires et de solidaires
décident de témoigner. Avoir l'envie de se rencontrer pour se raconter tant
d'années après était parfaitement déraisonnable. Déraisonnables, ils avaient
déjà montré qu'ils pouvaient l'être. Leur livre nous apprend comment ils ont
décidé ensemble de dire non et d'attiser une conscience, si actuelle, de la
désobéissance civile comme forme incontournable de toute civilisation
humaine...
Honneur à vous, les insoumis, les déserteurs, les objecteurs, les
réfractaires qui avez eu le courage de " résister ", de dire non, à la
pacification, à la torture, aux répressions, aux camps d'internement, le
courage de " désobéir aux ordres ", à la loi même, aux violations des droits
de l'homme, droits individuels et collectifs, droit à l'autodétermination et
à l'indépendance du peuple algérien (...j. Vous étiez et vous restez
modestes, vous faisiez ce que vous dictait votre conscience, et vos refus
étaient multiples, variés, personnels; ils étaient riches de leur diversité.
(Jean-Jacques de Félice, avocat. Préface)
Parce qu'elle réfère à un passé encore présent pour beaucoup d'entre nous,
la guerre d'Algérie garde, à bien des égards, encore ses mystères. Les
voiles sur ces " événements " ne se soulèvent finalement que lorsque les
langues de nos parents se délient. Mais il faut du temps, beaucoup de temps
pour qu'ils nous livrent, lorsqu'ils le font, l'histoire vibrante, ardente
et éprouvante de celui qu'elle a transcendé et souvent meurtri. Et c'est
cette émotion qu'ils parviennent à cristalliser dans des mots qui
jaillissent parfois au détour d'un repas de famille. (Djaouida Sehili,
sociologue. Postface) |
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Août 2005 |
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Dissidences, sous la direction de Chantal Delsol, PUF, coll.
"Politique d'aujourd'hui", 2005, 300 p.
Le dissident est celui qui
se détache d'un ordre établi, par conviction de conscience et avec tous les
risques encourus quand ce refus prend place dans un régime totalitaire. Ici,
la dissidence a été étudiée à travers de grandes figures d'opposants aux
régimes communistes. Qui sont-ils ? Pourquoi se sont-ils soulevés, comment
ont-ils vécu la solitude de leur marginalisation ? On verra que les
dissidents ne sont pas seulement des opposants, mais des esprits
constructifs et responsables qui, s'ils savent ce qu'ils veulent renverser,
savent aussi pour quelle société ils souhaitent vivre, et la préparent dans
le silence. Ce ne sont pas des nihilistes, mais des croyants, religieux ou
non. Si les uns sont des poètes, les autres des guerriers, des scientifiques
ou des philosophes, tous se reconnaissent dans cette certitude : pour eux,
l'homme a un nom et une place dans le monde, à laquelle il faut donner
forme. |
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Mai 2005 |
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Lettres aux tsars,
Léon Tolstoï, Ed. Alban, 160 p.
Le premier mérite de ce livre est d'offrir à
l'amateur français un nouvel éclairage sur le rôle social de Léon Tolstoï et
sur la façon dont il a assumé ce rôle.
Il
permet d'offrir aux amateurs de littérature une
traduction très près du texte, qui nous informe de façon étonnante sur la
pensée et sur l'expression écrite du grand auteur russe lorsqu'il dépeint la
société dans laquelle il vit, ainsi que sur la manière dont il défend ses
protégés.
Les lettres et articles sont "les trompettes
de Jéricho" qui ont pour but de faire tomber les murailles de l'autocratie.
Bien que nous en ayons déjà eu quelques exemplaires, ces textes, rassemblées
en un recueil thématique, nous frappent par la hardiesse et l'intrépidité de
l'auteur ainsi que par son étonnante clairvoyance qui touche à la prophétie.
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Mai 2005 |
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Dictionnaire de la non-violence,
par Jean-Marie Muller, Ed. du Relié, coll. "Sagesses", 407 p.
La
culture de violence qui domine nos sociétés ne nous pas appris une autre
langue. Pour la première fois, ce Dictionnaire de la non-violence nous
présente les mots-clés d'une philosophie qui donne sens à l'existence et une
stratégie qui permet l'efficacité dans l'action.
Jean-Marie Muller a voulu à la fois rassembler dans ce lexique les éléments
d'un "traité de philosophie de la non-violence" et d'un "manuel pratique de
l'action non-violente". Il existe en effet un lien essentiel entre le mot
juste, la pensée juste et l'action juste.
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Avril 2005 |
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Pour une éthique de la dissidence :
Liberté de conscience, objection de conscience et désobéissance civile,
par Guy Durand, Ed. Liber, 151 p.
"L'homme qui ne peut qu'obéir est un esclave; s'il ne peut que désobéir, il
est un révolté", écrivait le psychologue Erich Fromm en 1963. "Je suis loin
de dire, continue-t-il, que toute désobéissance est vertu, et toute
obéissance vice. Ce serait ignorer le rapport dialectique qui existe entre
l'obéissance et la désobéissance." Antigone, Socrate, Jésus, Thoreau,
Tolstoï, Gandhi, Luther King, l'histoire regorge de contestataires qui ont
fait avancer la civilisation. Sans compter les mouvements collectifs de
dissidence: quakers, mormons, manifestants contre la guerre, contre les
expériences atomiques, contre la pollution, contre la mondialisation
néolibérale, etc. À partir d'un rappel de diverses manifestations
d'objection de conscience et de désobéissance civile, l'auteur s'efforce de
définir ces termes. Il fait surtout une analyse du phénomène d'un point de
vue éthique. II s'interroge enfin sur l'attitude que devraient avoir les
dissidents, mais aussi les législateurs, les tribunaux, la police, la
population.
En son fond, l'objection de conscience n'est pas négative; elle n'est ni
abstention ni passivité; elle doit, par sa force d'interpellation, témoigner
des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu'il est, l'objecteur
devient ainsi un éveilleur de conscience. |
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Mars 2005 |
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Sanctionner sans punir
: Dire les règles pour vivre ensemble, par Elisabeth Maheu, Ed.
Chronique Sociale, 231 p.
Ce livre fourmille de pistes
concrètes pour sanctionner sans punir, trouver des alternatives
à l'exclusion, aux gifles, aux punitions collectives, colles,
mises au coin, privation de dessert ou de sortie... Il s'agit de
chercher des réponses qui véhiculent le plus fidèlement possible
le sens porté par la règle commune et qui, en même temps,
manifestent à l'enfant, au jeune le respect scrupuleux de sa
personne et du citoyen qu'il est en train de devenir. La
transgression de l'enfant, du jeune est un langage nécessaire et
peut être un outil de progrès. A condition qu'il trouve sur son
chemin des adultes capables de lui dire " non " et de poser
cette triple contrainte : réparer les dommages causés, rendre
des comptes quant aux règles bafouées, et réfléchir aux
conséquences pour lui-même de ses actes. Ainsi se construira son
rapport à la loi, son rapport aux autres et à lui-même.
L'adulte, lui, doit apprivoiser ses propres émotions, pour faire
preuve d'une autorité tranquille, qu'il s'agisse de poser la
loi, de trouver des issues honorables aux épisodes de crise,
d'écouter les victimes et les contrevenants, ou de choisir des
sanctions réalistes, justes, cohérentes, compréhensibles et
tournées vers un progrès à venir.
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Mars 2005 |
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Chrétiens et juifs
sous Vichy (1940-1944) : Sauvetage et désobéissance civile,
par
Limore Yagil,
Ed. Cerf, coll. "Histoire", 765 p.
La présente étude historique
se propose d'analyser le sauvetage des juifs de France non seulement comme
l'action héroïque de ceux qui sont entrés dans la Résistance, mais aussi
comme le résultat d'une capacité diffuse et répandue de désobéissance civile
chez les Français qui, en grand nombre, refusaient de rester passifs devant
la souffrance des juifs. La diversité des actions de sauvetage, en zone
libre comme en zone occupée, la propension des laïcs et des religieux à ne
pas exécuter les lois du régime de Vichy et les exigences des autorités
allemandes, la relativité de l'application des décisions gouvernementales
sont révélatrices de cette attitude qui a débuté dès 1940, avant les rafles
de l'été 1942. Désobéir, c'était, à certains moments, prendre des risques
pour ne pas collaborer et pour tenter de sauver autrui ; c'était refuser
d'aider à tuer. C'était agir seul, les mains nues, dans la clandestinité et
la crainte d'être démasqué. Si plus de la moitié des juifs de France ont
survécu, on le doit à cet engagement en leur faveur. |
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Février 2005 |
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Manuel de communication nonviolente,
exercices individuels et collectifs,
par Lucy Leu, Ed. La Découverte, 200 p.
Le
célèbre livre de Marshall Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou bien ce
sont des murs), a révélé le pouvoir d'un nouveau type de relation avec les
autres. Ces relations - famille, amis, collègues, étudiants, enseignants,
etc.- possèdent un potentiel immense de transformation positive et de
renouveau, y compris pour soi-même, pour peu que l'on accède à une
communication de qualité, compréhensive, respectueuse et authentique. Cet
ouvrage est un manuel d'accompagnement pour mieux comprendre et appliquer
les outils de Marshall Rosenberg, mentalement, en paroles et en actions. Il
propose au lecteur des exercices pratiques pour chaque chapitre des Mots
sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), et fournit des outils précieux
pour appliquer la méthode de Communication NonViolente dans sa vie : faire
face à la colère, résoudre les conflits, améliorer ses relations et les
vivre dans une relation plus compassionnelle. Il peut être utilisé
individuellement ou lors de travaux de groupes ou de formation. |
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Février 2005 |
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Les mots sont des fenêtres (ou bien
ce sont des murs) :
Introduction à la communication nonviolente,
par Marshall B. Rosemberg, Ed. La Découverte,
259 p. 2ème édition.
La plupart d'entre nous
avons été éduqués dans un esprit de compétition, de jugement, d'exigence et
de pensée de ce qui est " bon " ou " mauvais ". Au mieux, ces
conditionnements peuvent conduire à une mauvaise compréhension des autres,
au pire, ils provoquent colère ou frustration, et peuvent conduire à la
violence. Une communication de qualité entre soi et les autres est
aujourd'hui une des compétences les plus précieuses. Par un processus en
quatre points, Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très
simple dans son principe, mais extrêmement puissant, pour améliorer
radicalement et rendre vraiment authentique notre relation aux autres. Grâce
à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre nous
apprend principalement : à manifester une compréhension respectueuse à tout
message reçu, à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la
déprime, à dire ce que nous désirons sans susciter d'hostilité, à
communiquer en utilisant le pouvoir guérisseur de l'empathie. Bien plus
qu'un processus, c'est un chemin de liberté, de cohérence et de lucidité qui
nous est ici proposé. Cette nouvelle édition est entièrement mise à jour,
enrichie de nouveaux cas, d'un chapitre inédit sur la relation
compassionnelle à soi-même et d'une préface d'Arun Gandhi, petit-fils du
Mahatma Gandhi |
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Janvier 2005 |
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Love
in action : La non-violence au service des autres, par
Thich Nhat Hanh, Ed. Dangles, coll.
"Horizons spirituels", 191 p.
Ce nouvel ouvrage de Thich
Nhat Hanh aurait pu s'intituler "écrits sur la non-violence". En relatant
sans parti pris les souffrances de son peuple au Vietnam, il veut nous
convaincre qu'il n'est pas si illusoire de vouloir opposer la paix à la
guerre, le calme à la violence, l'amour à la haine. La violence existe en
chacun de nous et personne ici n'entend le nier. Toutefois, Thich Nhat Hanh,
par son approche bouddhiste, pleine de sérénité et de sagesse, et son
courage à fleur de peau, nous livre de nombreux éléments d'élévation
spirituelle pour planter en nous les indispensables graines de la paix qui
donneront demain les fleurs de la liberté. |
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Janvier 2005 |
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La voie de la non-violence,
par Gandhi, Ed. Gallimard, coll. Folio, 118 p.
La
voie de la non-violence n'est pas seulement l'apanage des saints et des
sages, mais aussi bien de tous les autres hommes. " La non-violence est la
loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L'esprit
somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force
physique. La dignité de l'homme exige d'obéir à une loi supérieure : à la
force de l'esprit. " Dans l'histoire de l'humanité, Gandhi est le premier à
avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan
social et politique. |
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