Le non que la non-violence oppose à la violence
est un non de résistance.
La non-violence est certes abstention,
mais cette abstention exige elle-même l'action.

Jean-Marie Muller

    

 La non-violence - Derniers ouvrages sur la non-violence                                                                                      
 


 
Derniers ouvrages sur la non-violence   
               Année 2004
 

Novembre 2004   Pratiques d'éducation non-violente, nouveaux apprentissages pour mettre la violence hors-jeu, sous la direction de Bernadette Bayada et Guy Boubault, Ed. Charles Léopold Mayer, 254 pages.

L’environnement international montre combien la culture de la violence est tenace.  Cela n’a pas échappé à l’ONU qui, parmi les objectifs prioritaires de la “Décennie 2001-2010 de promotion d’une culture de la paix et de la non-violence”, fait figurer la prévention de la violence et l’apprentissage de la gestion des conflits. Ces recommandations risquent néanmoins de rester lettre morte si rien n’est véritablement entrepris pour aider les individus, les familles et les structures d’éducation à faire évoluer leurs comportements et leurs modes d’intervention auprès des enfants et des jeunes. Dans cet ouvrage, Bernadette Bayada, Guy Boubault et l’ensemble de la rédaction de Non-Violence Actualité, démontrent qu’il est possible de mettre en place des programmes, de développer des outils et de proposer des formations qui facilitent l’accès à de nouvelles compétences sociales et psychologiques. De nombreuses initiatives pédagogiques sont ici présentées, à la fois en milieux scolaires et extra-scolaires, qui enseignent aux élèves les comportements respectueux, les principes de la communication ou encore la gestion des relations et des différends.

Disponible à l'espace pédagogique du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées.

       
Novembre 2004   Spiritualité et pratique de la non-violence, par Léonard Desroches, Novalis, coll. "Intelligence Fo", 248 p.

Aujourd'hui, le phénomène de la violence prend de plus en plus d'ampleur. Et pour répondre à cette violence, le recours de plus fréquent est la vengeance et la domination. Dénonçant vigoureusement cette situation, Léonard Desroches met de l'avant une véritable alternative évangélique. Au-delà des lieux communs et des discours quand il est question de violence et de non-violence, il s'emploie à démonter les multiples mécanismes de la violence : la peur, la colère, l'agressivité, l'abus du pouvoir, etc. Et, à une pratique de la non-violence qui se résume à des engagements ponctuels pour dénoncer tel ou tel conflit armé, il oppose un nouvel art de vivre enraciné dans l'esprit et la vie de Jésus de Nazareth.

       
Novembre 2004   Religion, paix et non-violence, Collectif, Ed. L'Harmattan, 62 p.

Comment changer la pulsion de mort, engendrée par la violence et la souffrance, en pulsion de vie ? Cette rencontre de cinq pratiquants de traditions religieuses différentes explore le rôle des religions pour la paix et la non-violence et pour une réforme intérieure des êtres humains eux-mêmes. Les débats se sont déroulés autour de trois grandes questions :
• Quelles sont les racines de la violence et de la guerre ?
• En quoi les religions peuvent-elles contribuer à la paix ?
• Comment agir ensemble dans le respect des spécificités de chacun ?

       
Novembre 2004   Gandhi, l'oeil et le mot, ouvrage collectif, Ed. Mango, coll. "Album Dada", 48 p.

L’homme qui a porté l’un des plus grands combats du XXe siècle : l’indépendance des pays du Sud et en particulier de la plus grande démocratie au monde.
Son engagement non violent fait de lui le meilleur modèle de lutte contre l’exploitation de l’homme par l’homme et les impérialismes.
Des images inédites et des textes éloquents sont mis en scène et illustrés par Christine Lesueur, qui a elle-même travaillé pour le mouvement non-violent en Inde

       
       
Octobre 2004   Gandhi, ouvrage collectif, Ed. Dargaud, coll. "Chronique de l'Histoire,128 p.

En plaçant toute son action sous le signe de la non-violence, le Mahatma (la " grande âme ") a prouvé que la loi du plus faible pouvait devenir celle du plus fort. Plus d'un demi-siècle après sa mort, son message de paix et de fraternité demeure vivace. Mais qui fut vraiment Gandhi ? C'est cette histoire que raconte cet ouvrage unique en son genre.
Chaque épisode de cette biographie est clairement identifié par un lieu et une date, dans un ordre strictement chronologique. De plus, un index très détaillé permet de retrouver immédiatement le renseignement qu'on recherche. C'est donc un livre que l'on peut dévorer d'une seule traite, mais que l'on peut aussi consulter à tout moment. Un livre de référence.

       
Octobre 2004   Solange Fernex, l'insoumise : Ecologie, féminisme et non-violence, par Elisabeth Schulthess, préface de Dominique Voynet,  Ed. Yves Michel, coll. "Ecologie", 212 p.

Baisser les bras, se résigner à l'inacceptable ? Jamais de la Vie ! L'inacceptable pour Solange Fernex, c'est de ne pas respecter la vie, c'est de promouvoir des politiques et des techniques qui conduisent à la mort. Ce sont ces 500 000 enfants qui survivent dans les zones très contaminées autour de Tchernobyl. Ce sont ces tonnes de déchets radioactifs que personne ne sait retraiter. Ce sont ces arsenaux d'armes de destruction massive fabriquées par l'Occident, vendues aux pays les plus pauvres. Ce sont ces lobbies du nucléaire, de l'agrochimie, des OGM, qui pour le profit de quelques uns empoisonnent la planète entière. Au fil de ces entretiens avec Elisabeth Schulthess, apparaît la diversité des combats de Solange Fernex tant sur le plan écologique, féministe, que social : elle jeûne, manifeste, occupe Fessenheim, Taverny, Creys-Malville, soutien au professeur biélorusse Bandazhevsky... De même, au conseil municipal et au Parlement Européen, elle œuvre pour préserver l'environnement, la santé, la paix et les droits de la personne. Voici l'impressionnant parcours de cette figure emblématique, qui inlassablement depuis plus de quarante ans, propose des alternatives pour préserver les ressources pour les générations futures et construire un monde vivable pour tous.

       
Octobre 2004  

Construire la non-violence : les besoins fondamentaux des enfants, de 2 ans 1/2 à 12 ans, par Suzanne Heughebaert, Mireille Maricq, De Boeck éducation, coll. "outils pour enseigner", 192 p.

Un guide pour répondre à des questions que se posent de plus en plus fréquemment les parents, les enseignants, les éducateurs à propos de la violence chez les jeunes enfants. Des idées d’activités, des démarches à mettre en œuvre, des pistes y sont développées et illustrées par de nombreux exemples réalistes, concrets et pratiques. Les chemins proposés ne sont pas les seuls  pour construire la non-violence. Ce livre se veut  une aide au quotidien en vue d’enrichir les pratiques pour le bien-être de l’enfant. Il s’adresse à toutes les personnes participant à l’éducation l’enfant : enseignants, futurs enseignants, parents, éducateurs…

       

Septembre 2004

  Pour la désobéissance civique, par José Bové et Gilles Luneau, Ed. La Découverte, 255 p.

Cet essai retrace les grandes étapes de l'histoire mondiale de la désobéissance civile et explique son importance aujourd'hui quand un gouvernement encourage les intérêts privés aux dépens de tous et de la Terre, quand la loi privilégie l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt général, quand la justice participe à la construction d'un ordre sécuritaire, que peuvent faire les citoyens pour que le droit redevienne l'outil de préservation du bien commun ? Il ne leur reste plus qu'à désobéir, quel qu'en soit le prix, pour défendre la démocratie. Organiser pacifiquement la résistance à l'injustice. La désobéissance civique, c'est le fait d'assumer individuellement un acte illégal qui s'inscrit dans une aspiration collective. De Gandhi aux arracheurs d'OGM en passant par les femmes avortées et les déserteurs, elle est un acte politique qui oppose la légitimité à la légalité.

       

Mai 2004

  Etre heureux, ce n'est pas nécessairement confortable, par Thomas d'Ansembourg, Ed. de l'Homme, 280 p.

Croire que pour être heureux, il faut se sentir bien tout le temps et mener la vie dont on a rêvé à tous points de vue, voilà une illusion qui empêche bien des gens de goûter pleinement les moments de bonheur qui jalonnent leur vie. C'est même un piège dans lequel plusieurs d'entre nous restent pris longtemps... Des pièges antibonheur, Thomas d'Ansembourg en a cerné plusieurs, tant dans sa propre vie que dans celle des gens qu'il accompagne. Au fil des ans, il a analysé méthodiquement leur mécanique et découvert comment ils se manifestent quotidiennement dans nos habitudes de vie et nos façons de penser. A l'aide d'exemples concrets, il nous invite à prendre conscience des pièges antibonheur qui limitent notre vie et nous propose des apprentissages pratiques pour nous en libérer. Si ces deux étapes ne sont pas nécessairement toujours confortables, elles sont cependant essentielles pour apprendre à traverser les difficultés et les souffrances de la vie ainsi qu'à ressentir un bien-être intérieur de plus en plus grand.

 

Mai 2004

  Martin Luther King, un homme et son rêve, par Marie-Agnès Combesque, Ed. Le Félin,

Fils et petit-fils de pasteur, arrière-petit-fils d'esclave, Martin Luther King Jr. devient au milieu du vingtième siècle, le porte parole du plus grand mouvement de masse de l'histoire contemporaine des Etats-Unis, un mouvement créé pour obtenir l'égalité des droits et l'intégration des Noirs à la vie démocratique américaine. De décembre 1955, le début du boycott de la Montgomery City Lines, à 1965 et l'adoption de la loi sur le droit de vote, Martin Luther King Jr. est un porte-parole incontesté ; il est l'homme synthèse du mouvement des droits civiques que plusieurs générations de militants noirs ont appelé de leur voeux.

 

Avril 2004

  Faire face aux violences du quotidien, par Nicolas Caillot, Ed. Vuibert, coll. "Guid'Utile", 188 p.

Avec le souci d'éviter les recettes toutes faites, d'être clair sans simplifier les problèmes, ce guide propose des repères validés par des acteurs de terrain, dans différents contextes de la vie quotidienne :
- la violence étant un phénomène multiforme, il faut d'abord détenir quelques clés de compréhension pour y répondre ;
- confrontés à des actes ou des situations de violence dans la sphère privée (maltraitance sur enfant, violence conjugale, etc.) comme dans l'espace public (école, quartier,  lieu de travail, etc.), que faire pour se protéger et faire reconnaître ses droits, où s'adresser pour être aidé et parler de ses souffrances ;
- la violence n'étant pas une fatalité, chaque citoyen peut s'y préparer et jouer un rôle dans la gestion positive des conflits.

Disponible à l'espace pédagogique du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées.

 

Mars 2004

  Devenir son propre médiateur, par Joelle Timmermans, Ed. Chronique Sociale, 160 p.

Ce livre propose un programme éducatif de développement socio-affectif et d'amélioration de climat de la classe et de l'école. Devenir son propre médiateur, c'est s'entraîner dès le plus jeune âge à gérer ses émotions et ses relations. C'est face face aux conflits de manière créative avant de faire appel à une tierce personnes, en un mot, c'est devenir autonome.
Ce programme s'adresse aux enfants de 4 à 14 ans. Les activités concrètes proposées, à adapter selon l'âge, sont variées : jeux, chants, théâtre, contes, exercices pratiques, cercle de paroles, mouvements corporels. Elles aident les jeunes à prendre conscience de leurs sentiments et de leurs besoins et à développer une confiance dans leurs capacités à utiliser leurs ressources.

Disponible à l'espace pédagogique du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées.

 

Mars 2004

  Martin Luther King, par Frady Marshall, Ed. Fides, coll. "Grandes figures", 322 p.

Apôtre de la non-violence, champion de la lutte des Noirs contre la ségrégation, Martin Luther King est, avec Gandhi, une des figures marquantes du XXe siècle. Marshall Frady, qui, à titre de correspondant et reporter, a été un témoin privilégié des grandes manifestations qui marquèrent le mouvement en faveur des droits civiques,
raconte de façon magistrale la vie de cet homme dont l'action pacifique, plus que toute autre, contribua à libérer le Sud des États-Unis, puis l'Amérique tout entière, d'un racisme profondément enraciné et d'une ségrégation institutionnalisée. Au-delà du parcours de King, de son enfance en Géorgie, de son ascension comme leader de toute une communauté, des affrontements sanglants opposant Noirs et Blancs, au-delà des luttes internes divisant ses propres alliés et de celles qu'il dut mener contre le gouvernement américain et le FBI, c'est toute l'Amérique des années 1960 qui revit ici, sous la plume alerte de Marshall Frady, une Amérique de haine et de violence, mais
aussi de courage et de bonne volonté.

 

Février 2004

  Un autre monde est possible si..., par Susan George, Ed. Fayard, 2004, 285 p.

" Un autre monde est possible " : c'est le slogan qui résume toute l'espérance du mouvement altermondialiste. Mais à quelles conditions ce monde pourra-t-il advenir ? En étudiant ces " si... ", Susan George s'adresse aussi bien aux citoyens qui se sont déjà engagés dans la lutte pour une justice globale qu'à ceux qui hésitent encore à la rejoindre, ou aspirent seulement à mieux connaître ce phénomène social radicalement nouveau. Elle fait comprendre en quoi consiste la mondialisation néolibérale et quels sont ses effets désastreux, pour les peuples comme pour la planète, elle suggère également des stratégies pour la faire échouer. En des termes très clairs, n'hésitant pas à faire appel a son expérience personnelle - tirée de trente ans de lutte contre la faim dans le monde, la dette, la pauvreté et ceux qui les perpétuent -, l'auteur présente les propositions du mouvement, mais aussi les impasses et les écueils qu'il lui faudra éviter pour durer. Elle communique surtout sa profonde croyance dans la créativité humaine et dans la capacité de la démocratie à vaincre l'" horreur " économique et écologique du néo-libéralisme.

       

Février 2004

  Je t'en veux, je t'aime, ou comment réparer la relation à ses parents, par Isabelle Filliozat, JC Lattès, 2004, 334 p.

Aucune relation n'est semblable à une autre : il y a ceux et celles qui téléphonent à leur maman tous les jours, et ceux qui ont déménagé le plus loin possible. Chacune est riche et parfois lourde d'une longue histoire. Les enfants aiment leurs parents... Les parents aiment leurs enfants... la plupart du temps. On pourrait penser que ce lien est le plus proche, le plus intime qui soit, mais c'est rarement le cas. Nombre de relations sont douloureuses, tendues, d'autres sont superficielles, rituelles. La plupart des gens se résignent à ce qu'il en soit ainsi, sûrs que rien ne peut changer. Dans cet ouvrage, Isabelle Filliozat propose au lecteur de tenter l'aventure d'une rencontre authentique avec ses parents. Car, sans authenticité, il n'y a pas d'amour possible. Est-ce bien nécessaire de remuer le passé ? Les résistances sont nombreuses : "° On ne juge pas ses parents/il faut pardonner... " Pourtant, une réconciliation ne peut faire l'impasse sur l'expression des souffrances. Les blessures doivent être reconnues, les malentendus explicités, la colère a besoin d'être dite et accueillie pour réparer le lien. La réconciliation naît alors de l'empathie mutuelle. Pourquoi se contenter d'une relation superficielle quand on peut - et cela est possible dans la plupart des cas - (re)créer une relation d'intimité et de complicité

   

Février 2004

  Les archives de Tiananmen, par Zhang Liang, Ed. du Félin, 652 p.

Ce livre se compose de transcriptions complètes ou partielles de centaines de documents détaillant le processus de prise de décision au plus haut niveau pendant les événements fatidiques du printemps 1989 à Pékin. Non seulement cet épisode compte parmi les plus importants de l'histoire de la Chine communiste, mais personne au monde - y compris en Chine - n'a jamais eu accès à une description aussi précise des hautes sphères de la politique chinoise à aucune période de l'histoire du pays. [...] Les documents du type de ceux qui sont présentés dans cet ouvrage ne sont accessibles qu'à une poignée de personnes en Chine. Le compilateur a pu les obtenir et s'est vu confier par d'autres réformateurs la tâche de les faire passer dans le domaine public afin de défier l'histoire officielle selon laquelle Tiananmen a été la répression légitime d'une émeute violente contre le gouvernement.
 

Janvier 2004

  Vivre sans violences ? : Dans les couples, les institutions, les écoles, par Micheline Christen, Ed. Erès, 223 p.

S'inspirant d'un modèle québécois, les auteurs de ce livre ont élaboré, au fil des ans dans leur pratique, un modèle d'intervention face aux situations de violences, spécifique au contexte français, et s'appuyant à une épistémologiéco-systémique. À travers de nombreux exemples, ils exposent ici le cheminement de leur réflexion qui, partant des violences conjugales et familiales, point de départ de leur engagement, les a amenés à s'intéresser aux violences et à leur prévention au sein d'institutions médico-sociales et scolaires. Ils nous incitent à penser la complexité des phénomènes pour ne pas céder au manichéisme - qu'il soit individuel, familial, social, politique ou scientifique - qui engendre les violences. Mais, nous disent-ils, " agir est indispensable après avoir pensé, si l'on souhaite placer les systèmes touchés par les violences en situation de choisir le changement. Agir dans les contextes thérapeutique, scolaire ou institutionnel, c'est parler avec d'autres en étant attentifs à la manière dont nous nous exprimons.
 

Janvier 2004

  Ecrits politiques, par Léon Tolstoï, Ed. Eco Société, coll. "Retrouvailles", 161 p.

En s'inspirant de ses convictions religieuses, et, plus spécifiquement, du principe de non-résistance au mal, Léon Tolstoï condamnait catégoriquement toute forme de violence, qu'elle se manifeste dans la guerre, la peine de mort ou l'exploitation du travail d'autrui. Et, conséquence ultime de ce principe, il niait également l'Etat, qui, selon lui, n'était qu'une institution servant à protéger les privilèges des riches et dont les instruments militaires, policiers et judiciaires maintenaient le peuple dans l'esclavage. La plupart des écrits où Tolstoï exprime ses idées anarcho-pacifistes n'ont pas été publiés en français depuis environ un siècle. Le présent recueil propose un choix d'essais qui donnent aux lecteurs contemporains l'occasion de découvrir cet aspect méconnu, mais pourtant fascinant, de son oeuvre : le Tolstoï libertaire, hérétique, censuré par l'Etat, excommunié par l'Eglise, qui rêvait d'un monde sans violence où triompheraient l'amour, la paix et la fraternité universelle.