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Jean-Marie Muller est né le
21 octobre 1939 à Vesoul (Haute- Saône).
Il est marié et père de deux
enfants.
Professeur de philosophie
jusqu'en 1970, il quitte alors l'enseignement pour se consacrer à plein temps
à des travaux de recherche sur la non-violence, ainsi qu'à sa mise en oeuvre
au niveau de l'information, de la formation et de l'action. Depuis 1974, il
assure cette tâche en liaison étroite avec le Mouvement pour une Alternative
Non-violente (MAN) dont il est l'un des membres-fondateurs et l'un des
animateurs.
En 1967, alors qu'il est
officier de réserve, il demande à bénéficier du statut des objecteurs de
conscience. Après le refus de la commission juridictionnelle de le lui
accorder, il renvoie son livret militaire au Ministre de la Défense. Il
manifeste ainsi sa volonté d'assumer désormais ses responsabilités civiques
dans le cadre d'une défense civile non-violente. Le 8 janvier 1969, il
comparaît devant le Tribunal correctionnel d'Orléans qui le condamne à trois
mois de prison avec sursis, mille francs d'amende et cinq ans de privation de
ses droits civiques.
En 1982, il participe au
Comité consultatif créé par le Premier Ministre en vue d'établir une
concertation sur le dossier relatif au vote d'une nouvelle loi sur l'objection
de conscience. Parmi les réformes qui seront adoptées, il est désormais
possible aux réservistes d'obtenir le statut légal des objecteurs de
conscience.
En juin 1970, il entreprend,
avec Jean Desbois, une grève de la faim de deux semaines pour protester contre
la vente de seize "Mirage" au gouvernement des généraux brésiliens. Cette
action a un grand retentissement dans l'opinion publique et reçoit de soutien
de nombreux mouvements et personnalités.
En 1972, il fait un séjour
prolongé aux États-Unis où il rencontre de nombreux responsables des
mouvements non-violents américainsqui sont alors engagés dans la résistance à
la guerre du Viet-Nam. Il rencontre également plusieurs dirigeants du
mouvement noir, ainsi que césar Chavez, le leader de la lutte des travailleurs
agricoles.
En 1973, il participe à
l'action du "Bataillon de la Paix" menée dans le Pacifique pour protester
contre les essais nucléaires français. Il se trouve, en compagnie de Jacques
de Bollardière, de Jean Toulat et de Brice Lalonde, à bord du FRI, le bateau
contestataire de l'organisation "Peace Media", lorsque celui-ci est arraisonné
par la marine nationale à l'intérieur de la zone interdite. Lorsque la bombe
explosera, il sera détenu dans la prison militaire de la base de Hao. Ce sera
la dernière fois que le gouvernement français procédera à des essais
nucléaires en atmosphère.
Du 25 au 31 octobre 1973,
Jean-Marie Muller participe à Moscou au Congrès Mondial des Forces de Paix.
Du 22 au 28 février 1974, il
prend part à Medellin (Colombie) à la "Conférence pour la stratégie
non-violente de libération en Amérique Latine". Il anime ensuite un séminaire
de formation sur l'action non-violente à Riobamba (Équateur), à l'invitation
de Mgr Proano, l'évêque des Indiens.
En 1977, il séjourne deux
mois en Inde sur les traces de Gandhi.
En 1983, le Ministre de la
Défense demande à Jean-Marie Muller de conduire une étude sur la défense
civile non-violente. Cette étude, réalisée en collaboration avec Christian
Mellon et Jacques Sémelin, a été publiée en 1985 par la Fondation pour les
Études de Défense Nationale sous le titre La dissuasion civile.
En 1984, Jean-Marie Muller
participe à la création de l'Institut de Recherche sur la Résolution
Non-violente des Conflits (IRNC). Il en est actuellement le Directeur des
études. Depuis 1985, l'IRNC participe à des réunions de travail avec des
représentants du Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN).
Entre 1985 et 1992,
Jean-Marie Muller a été chargé de cours de l'Institut d'Études Politiques de
l'Université de Lyon où il a donné un enseignement sur la stratégie de
l'action non-violente.
En 1987, il fait un séjour
de deux semaines en Pologne où il rencontre les principaux dirigeants du
syndicat Solidarité et du mouvement Liberté et Paix. En 1985, son livre
Stratégie de l'action non-violente avait été publié en polonais dans une
édition clandestine.
En août 1988, Jean-Marie
Muller, en tant que consultant étranger de l'Université de Paix de San Jose
(Costa Rica), participe à une mission chargée par le gouvernement du Nicaragua
de faire connaître aux dirigeants les théories et les pratiques de la défense
civile non-violente.
En septembre 1990,
Jean-Marie Muller, à l'invitation de l'Action sociale culturelle (ASC), fait
un séjour de trois semaines au Liban où il participe à l'animation de la
"Première session de formation d'éducateurs sociaux au Liban". Il retourne au
Liban en 1991, en 1993 et en 1997. Plusieurs de ses livres sont traduits en
arabe et en cours de publication au Liban.
Du 9 au 23 mars 1993, il
séjourne au Tchad à l'invitation du mouvement Tchad non-violence. Il fait un
nouveau séjour au Tchad en février 1994 où il anime deux séminaires de
formation.
Du 27 au 29 octobre 1994, il
participe à Villa de Leyva, en Colombie, au Séminaire international sur la
négociation dans les conflits armés.
Du 8 au 17 décembre 1994, il
participe à Sao Leopoldo, au Brésil, à la Triennale de l'Internationale des
Résistants à la Guerre (IRG).
Du 23 octobre au 1er
novembre 1998, Jean-Marie Muller participe à une mission de paix en
Colombie. Avec une délégation française, il rencontre les "communautés de
paix" de la région de l'Uraba.
Du 17 au 26 janvier 2001, il
séjourne à Montréal il donne des conférences sur la non-violence dans le cadre
de la préparation de la résistance civile au Sommet des Amériques qui doit se
tenir au Canada au mois d'avril suivant.
Du 21 février au 13 mars
2004, Jean-marie Muller séjourne au Cameroun. Il anime des sessions de
formation à la non-violence à Maroua, Mokolo et Yaoundé.
16 et 17 octobre 2004,
conférence inaugurale au Colloque sur l’action non-violente organisé à
Magdebourg (Allemagne).
30 et 31 octobre 2004,
intervention au Colloque sur la résistance non-violente à San Sébastien
(Espagne).
Du 18 au 21 novembre 2004,
participation et intervention au colloque sur l’intervention civile à Figuerès
(Espagne).
Du 10 au 14 décembre 2004,
séjour en Colombie. Intervention au séminaire international organisé par la
municipalité de Bogota sur le thème : « La non-violence et la résistance
civile comme instruments pour la réconciliation ».
20 et 21 décembre 2004,
Jean-Marie Muller anime un séminaire pour les étudiants en science politique
de l’Université de Pise (Italie) à l’occasion de la publication en italien de
son livre Le principe de non-violence.
Du 26 au 31 janvier 2005,
Jean-Marie Muller participe à Porto Alegre (Brésil) au Forum Social Mondial où
il donne une conférence sur le thème « L’option non-violente dans les luttes
sociales et politiques ».
Du 8 au 15 novembre 2005,
séjour à Sao Paulo (Brésil) à l’invitation de l’association Palas Athena.
Conférences à l’université UNINOVE et au Centre Culturel de Sao Paulo.
Animation d’un séminaire de 15 heures.
Du 27 au 30 décembre 2005,
participation et intervention à la rencontre internationale sur la résistance
palestinienne non-violente organisée à Bethléem (Palestine).
Du 4 au 9 janvier 2006, à
Amman (Jordanie), animation d’une session de formation à la non-violence pour
des Irakiens travaillant pour la promotion des droits de l’homme au sein de
la société civile.
Du 13 au 29 mai 2006,
nouveau séjour au Cameroun. Les 16, 17 et 18 mai, animation d’ateliers à
Bafoussam.. Le 16 mai, conférence publique à Bafoussam. Du 22 au 26 mai,
animation d’une session de formation à la non-violence à Mbalmayo.
Du 17 au 23 mai 2006, séjour
à Recife (Brésil). Le 20 mai, animation d’un atelier. Le 21 mai conférence au
Congrès de la santé et de la culture de paix et de non-violence.
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