<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title></title>
	<atom:link href="http://www.non-violence-mp.org/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.non-violence-mp.org</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 13:49:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1</generator>
		<item>
		<title>Actualités des antennes en région</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/les-antennes-du-centre-auch-montauban-cahors/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/les-antennes-du-centre-auch-montauban-cahors/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 May 2012 13:55:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>permanence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bandeau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=2022</guid>
		<description><![CDATA[Venez découvrir les évènements aux antennes du centre !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.non-violence-mp.org/category/crnv/actu-antenne/">Les antennes du centre : Montauban, Cahors, </a><a href="http://www.non-violence-mp.org/category/crnv/actu-antenne/">Auch, Gaillac&#8230;</a></p>
<p><a href="http://www.non-violence-mp.org/category/crnv/actu-antenne/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2033" title="montaubanCahors" src="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/montaubanCahors.jpg" alt="" width="482" height="200" /><br />
Venez découvrir les évènements des antennes du centre !</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/les-antennes-du-centre-auch-montauban-cahors/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>samedi 2 juin 2012</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/samedi2juin/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/samedi2juin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 11:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>permanence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bandeau]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1853</guid>
		<description><![CDATA[Venez découvrir les jeux coopératifs, adhérents ou non, seul ou en famille, de 3 à 99 ans !
Le Centre de ressources organise des animations découverte des jeux coopératifs.
Elles ont lieu au local du Centre de ressources. L’entrée est libre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 juin au centre, venez découvrir les jeux coopératifs !</p>
<blockquote><p><a href="http://www.non-violence-mp.org/outils-pedagogiques/jeux-cooperatifs/">http://www.non-violence-mp.org/outils-pedagogiques/jeux-cooperatifs/</a></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><strong>Ces matinées sont animées par la commission pédagogique qui se réunit régulièrement. Si vous êtes intéressé(e) par cette activité, elle a lieu au <strong>local du Centre de ressources</strong>. L’entrée est libre.</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/samedi2juin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>vendredi 8 juin 2012</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/vendredi-8-juin-2012/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/vendredi-8-juin-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 11:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>permanence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités du centre]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1999</guid>
		<description><![CDATA[Pot d'été ! Nous vous proposons, avant la saison d'été, de partager des moments de convivialité autour d'un apéritif dînatoire
le 8 juin prochain à partir de 19 h
Au local du Centre de ressources sur la non-violence.
Nous serons ravis de partager tous ensemble ce que chacun aura préparé (salé, sucré ou boisson).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chères amies et chers amis,</p>
<p>Au-delà des moments où l&#8217;on se retrouve et travaille ensemble sur les sujets qui nous tiennent à cœur, nous aimons aussi partager des moments de convivialité.</p>
<p>Nous vous proposons de prendre ce temps, avant la saison d&#8217;été, autour d&#8217;un apéritif dînatoire</p>
<p><strong>Le 8 juin prochain à partir de 19 h </strong></p>
<p><strong></strong><br />
Au local du Centre de ressources sur la non-violence.</p>
<p>Nous serons ravis de partager tous ensemble ce que chacun aura préparé (salé, sucré ou boisson).<br />
Nous aurons l&#8217;occasion de nous interroger sur le logo de notre association : en quoi nous parle-t-il de la non-violence ?</p>
<blockquote><p><a href="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/Lettre-invitation-pot-de-juin-20121-1.pdf">Télécharger la lettre d’invitation au pot.</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/vendredi-8-juin-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>NV 82 &#8211; Soirée de recherche le 25 mai 2012</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/nv-82-soiree-de-recherche-le-25-mai-2012/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/nv-82-soiree-de-recherche-le-25-mai-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 07:33:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>permanence</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités des antennes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1952</guid>
		<description><![CDATA[ Le groupe « Non-Violence 82 » de Montauban

vous invite à une soirée de recherche interactive le :

 

Vendredi 25 MAI 2012
de 18 h 30 à 20 h 30
Notre thème sera :
- Comment reconnaître sa propre violence ?
la maîtriser, la canaliser pour la rendre positive ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le groupe « Non-Violence 82 » de Montauban</strong></p>
<p>vous invite à une soirée de recherche interactive le :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vendredi 25 MAI 2012</strong></p>
<p><strong>de 18 h 30 à 20 h 30</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Maison des Associations </strong></p>
<p><strong>65 Rue Marceau Hamecher </strong></p>
<p><strong>à Montauban</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notre thème sera :</p>
<p>- Comment reconnaître sa propre violence ?</p>
<p>la maîtriser, la canaliser pour la rendre positive ?</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/nv-82-soiree-de-recherche-le-25-mai-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vaclav Havel</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/vaclav-havel/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/vaclav-havel/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 15:12:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>documentation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1943</guid>
		<description><![CDATA[Dossier réalisé par Dominique Girardot pour le Centre de ressources sur la non violence. Les opinions exprimées n’engagent que leur auteur.
Vaclav Havel est né à Prague en 1936 et sa vie, que Milan Kundera qualifiera d’«œuvre d’art », épouse les aspérités de la deuxième moitié du xxe siècle en Europe centrale. Dramaturge de talent, il devient un dissident charismatique, plusieurs fois emprisonné, que la Révolution de velours portera au pouvoir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dossier réalisé par Dominique Girardot pour le Centre de ressources </em><em>sur la non violence. Les opinions exprimées n’engagent que leur auteur.</em></p>
<p><strong>Vaclav Havel</strong> est né à Prague en 1936 et sa vie, que Milan Kundera qualifiera d’«œuvre d’art », épouse les aspérités de la deuxième moitié du xx<sup>e</sup> siècle en Europe centrale. Dramaturge de talent, il devient un dissident charismatique, plusieurs fois emprisonné, que la Révolution de velours portera au pouvoir. Ce « président insolite », de la Tchécoslovaquie de 1990 à 1992 jusqu’à la scission (qu’il désapprouve) puis de la République tchèque de 1993 à 2003, assume une charge politique qu’il n’a pas recherchée. Cet intellectuel conséquent accepte de relever l’obligation qui lui est faite, incarnant ainsi cette pensée du philosophe tchèque Jan Patocka, co-fondateur avec lui de la <em>Charte 77</em> : « L’épreuve d’un homme ne consiste pas dans la façon dont il réalise ce qu’il a décidé de faire, mais dans la façon dont il réalise le rôle que le destin lui a assigné ».</p>
<p>L’intérêt de lire Vaclav Havel aujourd’hui n’est pas uniquement d’ordre historique. Ce n’est certes pas rien d’être introduit aux luttes des dissidents et à l’effondrement de l’ex-bloc soviétique par l’un de ses principaux acteurs ; mais il s’agit de bien plus que cela, car son engagement et sa réflexion ont une portée qui déborde largement ce cadre historique et géographique. V. Havel voit dans le totalitarisme l’excroissance monstrueuse d’un mal bien plus général, qui gangrène aussi les démocraties occidentales : celui que produit l’idéal moderne d’asservissement de la nature, avec la logique de maîtrise et la soif de domination – de la nature, du monde, de l’homme – qui en découlent. C’est ainsi qu’il qualifie le système post-totalitaire d’ « image caricaturale de la vie moderne en général » : il est « une sorte de memento pour l’Occident, lui rappelant sa tendance latente »[1] ; il constitue donc pour l’Occident un avertissement, un appel à vivre autrement.</p>
<p>Et l’on a alors la surprise d’éprouver à quel point Vaclav Havel, même lorsqu’il écrit dans la Tchécoslovaquie d’avant la chute du Mur de Berlin et la Révolution de velours, s’adresse à nous, citoyens des démocraties occidentales en ce début de XXIe siècle.</p>
<p>Pour l’essentiel, Vaclav Havel répond à notre sentiment d’impuissance, d’où s’origine notre tendance au découragement : à l’ère de la mondialisation, d’une économie émancipée de tout principe politique et du désastre écologique, notamment, toute action peut paraître dérisoire. C’est alors le vertige de l’absurde qui nous guette : Vaclav Havel a mis en scène dans son théâtre ces vies désolées, livrées à l’absence de sens, subissant des événements sur lesquels elles n’ont pas prise.</p>
<p>Surtout, sa vie même et ses écrits affirment qu’il vaut toujours la peine d’agir. S’inspirant de Patocka, Vaclav Havel pose l’inconditionnalité d’un principe éthique de l’action : que nous ayons ou pas des chances d’aboutir, il y a des actions que nous devons entreprendre, parce que ce qui compte par-dessus tout, c’est de « vivre dans la vérité ». Ainsi, la <em>Charte 77</em> n’est pas l’aboutissement « d’un raisonnement logique [sous-entendu : lequel aurait plutôt conduit à renoncer à toute action] ». Elle est « issue d’une volonté de résister à la pression dépravante de l’esprit du temps » : une action avec un fondement éthique, c’est-à-dire faite pour elle-même, sans préoccupation de ses résultats, mais appuyée sur la « conviction que le bien comme tel a toujours un sens ». Une telle action « vaut toujours d’être tentée, quand bien même elle échouerait »[2].</p>
<p>Il y a, développe V. Havel, deux façons d’attendre. On peut attendre Godot – qui ne viendra jamais ; c’est ce qui arrivera si personne ne se décide à agir : « Si nous devions tous attendre que l’autre commence, l’attente n’en finirait pas ». La réflexion de V. Havel constitue un appel à notre responsabilité : « Chacun d’entre nous doit commencer par lui-même »[3] et s’engager alors dans l’autre forme d’attente : « l’attente en tant que patience »[4], une attente forte de la conviction que témoigner de la vérité a une valeur en soi et portera ses fruits… un jour, nul ne sait quand.</p>
<p>Mais quelle vérité ? Vaclav Havel, qui martèle si haut l’exigence de « vivre dans la vérité », est tout sauf un dogmatique. C’est pourquoi cette exigence éthique, en ce sens affaire individuelle, est le prélude de la vie politique, affaire commune : témoigner parmi les autres et avec eux, parce que l’engagement de la vérité n’a de sens que dans la pluralité. La réalité politique ainsi définie n’est donc pas le lieu d’une absence de conflit – nous éprouvons, expérimentons, des vérités différentes – mais celui où les divergences de points de vue sont exposées et discutées, dans un processus infini. La société est vivante : pas de risque que les conflits s’éteignent ; mais une chance qu’ils se règlent autrement que par la domination et la guerre.</p>
<p>Vivre dans la vérité, c’est ne pas transiger sur les moyens : refuser de justifier des moyens indignes par l’impatience d’atteindre une fin. Ne pas se payer de mots : repousser les chatoiements du langage, la phraséologie qui masque nos échecs et compromissions. Se tenir au plus près d’un rapport authentique à la réalité, c’est-à-dire : penser sans oubli du concret (qui est toujours aussi reconnaissance du fait que nous ne sommes ni tout-puissants, ni omniscients), témoigner de sa propre expérience du monde, agir en conséquence ; et patienter – espérer que d’autres en feront autant, que ce que nous disons et faisons sera accueilli. La vie et la réflexion de V. Havel font, en définitive, la démonstration que la combativité et le souci du concret sont inséparables de la non violence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Présentation d’une sélection des ouvrages de et sur Vaclav Havel dont le Centre de Ressources dispose :</strong></p>
<p><strong><em>Essais politiques</em></strong>, Calmann-Lévy, 1989, coll. Liberté de l’esprit, 255 p. <em>Recueils d’essais écrits entre 1975 et 1984.  Si vous devez ne lire qu’un livre de Havel, choisissez celui-ci !</em><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Lettre ouverte à Gustav Husak</em></strong><strong><em> </em></strong><em>[1975 - Essais politiques, pp.7-40]</em><em>.</em></p>
<p>S’adressant au secrétaire général du Parti communiste, qui sera porté à la présidence peu après, Havel dénonce la « normalisation »[5] comme un état de dégradation sociale caractérisé par le règne de la peur – une peur insidieuse, qui couve sous les allures satisfaites et confiantes. Par cette peur, chacun participe à « la conscience collective d’un danger permanent omniprésent ». Conséquence importante : l’évidence tend à imposer l’adaptation comme le seul moyen de défense efficace. Cette situation produit le repli sur la sphère privée, encouragé par le pouvoir : « En fixant toute l’attention de l’individu à ‘ras de terre’ sur ses intérêts de consommateur, on tente de le priver de la capacité de percevoir son degré croissant d’asservissement spirituel, politique et moral […] Le danger qu’il soit tenté par l’un de ses innombrables et imprévisibles virtualités qu’en tant qu’homme il recèle doit être étouffé dans l’œuf en l’enfermant dans l’horizon minable de la consommation ». Pour assurer sa stabilité, le pouvoir impose un « ordre sans vie » et « encourage systématiquement ce qu’il y a de pire en nous : l’égoïsme, l’indifférence, la lâcheté, la peur, la résignation, le désir de toujours se tirer d’affaire pour son propre compte sans égards pour les conséquences générales ».</p>
<p><em>… Ca vous rappelle quelque chose ?!?</em></p>
<p><strong><em>Le Sens de la Charte 77 </em></strong><em>[1986 - Essais politiques, pp.41-64]</em><em>.</em></p>
<p>« Tout pouvoir est jusqu’à un certain point l’œuvre de ceux qu’il régente » : c’est le thème central de cet essai – la référence à La Boétie est implicite. Initiée par la protestation suite à l’emprisonnement de musiciens et proches d’un groupe de rock, proposée à la signature entre Noël et le jour de l’an pour que les nombreuses visites n’attirent pas l’attention, la Charte 77 ne proposait pas de renverser le régime, même si la dynamique qu’elle a impulsé a abouti à son effondrement ; elle appelait le gouvernement, qui venait de signer les accords d’Helsinki, au respect de son engagement en faveur des droits de l’homme. Elle visait à la « résurrection de l’espace public » par l’affirmation têtue que dire son mot est un droit et un devoir qui ont « un sens, toujours, en quelque circonstance ». Une initiative civique, au « pouvoir politique explosif » (voir essai suivant, <em>Le Pouvoir des sans pouvoir</em>).</p>
<p><strong><em>Le Pouvoir des sans pouvoir</em></strong> <em>[1978 - Essais politiques, pp.65-158]</em><em>.</em><em> Si vous devez ne lire qu’un des essais, choisissez celui-ci !</em></p>
<p>L’essai commence par la proposition de nommer « post-totalitaire » le système totalitaire tel qu’il existe depuis l’après guerre : non qu’il ne soit plus totalitaire, mais il se distingue du modèle classique en ce qu’il est beaucoup plus stable et requiert bien moins l’usage de la force. L’idéologie y fonctionne comme une religion séculière. Un usage ritualisé du langage recouvre la réalité d’un voile de dissimulation et de mensonge et maintient un simulacre de relation au monde, alors que tous sont plongés dans une pseudo-réalité.</p>
<p>L’auteur illustre ce qu’il nomme l’« autototalitarisme de la société » d’une parabole : un marchand de légumes et une employée de bureau placent sur leurs lieux de travail respectifs une banderole affirmant « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Ils espèrent se mettre à l’abri en faisant « ce qui se fait, ce qu’il faut faire » ; mais ils n’affichent pas « J’ai peur, c’est pourquoi j’obéis sans restrictions » : le message idéologique vient recouvrir l’humiliation et la rendre supportable – « c’est vrai, pourquoi les prolétaires de tous les pays ne pourraient-ils pas s’unir ? ». Le pays se couvre de pancartes que personne ne lit mais que tous jugent nécessaires parce que non seulement elles abritent d’une sanction mais surtout elles protègent chacun d’une révélation de sa propre humiliation, du fait que son intégration dans la société se fait au prix du renoncement à son intégrité et son identité au profit de l’identité du système. Lequel dès lors a moins besoin pour fonctionner de personnalités que de phraseurs et de marionnettes…</p>
<p>Les actes qui manifestent le refus de vivre selon les mensonges de l’idéologie – ce que V. Havel nomme, à la suite de Patocka, « la vie dans la vérité » – sont dotés d’un « pouvoir politique explosif et incalculable», qui a peu à voir avec le nombre de ceux qui les posent. Ce qui confère un réel pouvoir à des actions qui peuvent sembler vaincues d’avance si on ne tient compte que du rapport de forces en présence, c’est l’aspiration inaliénable, présente en chaque être humain, à une vie authentique : il s’agit alors de prendre appui sur « cette ouverture secrète sur la vérité » ; chacun de nous est ainsi accessible à la révélation que l’idéologie lui a fait choisir des « solutions » inauthentiques à des aspirations authentiques. Toute manifestation authentiquement vivante est porteuse de cette puissance de révélation ; c’est pourquoi le totalitarisme s’emploie à l’étouffer, fût-elle en apparence sans aucune visée ni conséquence politique – s’en prenant par exemple aux membres d’un groupe de rock. Le terrain de contestation de la violence moderne est ainsi prépolitique : existentiel et éthique, écrit V. Havel – culturel, est-on tenté d’ajouter. La dissidence rassemble des personnalités aux opinions politiques disparates ; leur point commun réside dans la défense des individus et des « intérêts de la vie », ramenant ainsi la politique à ce qui devrait toujours constituer son point de départ et d’ancrage : l’individu concret et son expérience singulière du monde.</p>
<p>La fin de l’essai est consacrée à discuter du choix de la légalité comme voie du combat : n’est-ce pas un leurre ? Pire encore, n’est-ce pas aider le pouvoir à maintenir la façade ? Bien au contraire, selon V. Havel, la voie de la légalité d’une part permet de manifester le refus de la violence (en tout cas de la violence comme principe), d’autre part constitue une attaque efficace : prenant le système au mot, elle fait apparaître ce qui se dissimule derrière la légalité quand celle-ci n’est plus qu’un rituel et un alibi.</p>
<p><strong><em>Histoires et totalitarisme</em></strong><em>[1987 - Essais politiques, pp.159-188]</em><em>.</em></p>
<p>Le principe d’unicité du totalitarisme le dote d’une orientation « anti-récits » et « anti-histoires » , analyse V. Havel, qui produit une néantisation de l’événement et de la singularité. Ainsi, le temps historique, temps de la vie, se nécrose : le sentiment d’historicité disparaît au profit de la valse des commémorations et célébrations, du cirque des élections sans débat, nous engageant dans un temps cyclique plutôt que linéaire. Mais aussi, la certitude de détenir la vérité totale étouffe toute singularité, toute surprise : le système se fait « producteur de masse de la banalité », il engage la société dans un « processus de médiocratisation ». La vie est dépouillée de sa grandeur véritable, et l’entreprise de néantisation réduit la culture à la description anecdotique de la trivialité quotidienne.</p>
<p>L’essai se termine par la description saisissante de cette humanité livrée sans histoires à l’instabilité changeante du présent : des individus en proie à un « stress indéfini commun » parce que « forcés de confronter quotidiennement l’absurdité et le néant ». D’où l’impérative nécessité de témoigner et de mettre en récits cette vie-là – l’impérative nécessité d’une culture véritable.</p>
<p><strong><em>Anatomie d’une réticence</em></strong><em>[ 1985 - Essais politiques, pp.189-220]</em><em>.</em></p>
<p>Un essai qui se penche sur la réticence des dissidents, régulièrement sollicités par des mouvements pacifistes occidentaux, à partager cet engouement pour la paix. Ce n’est pas par dégoût de la paix elle-même, bien entendu ; c’est que, explique l’auteur, la « lutte pour la paix » est un constituant majeur de la façade idéologique du système totalitaire. L’expérience du totalitarisme a ainsi renforcé le scepticisme dont V. Havel fait une caractéristique de l’Europe centrale. A cela s’ajoute l’expérience historique de la capitulation des démocraties occidentales face aux avancées d’Hitler. La question importante, souligne V. Havel, est : à quelle paix veut-on faire place ? Une « véritable paix », qui ne soit pas « un état d’armistice désarmé ou de ‘non-guerre’ » exige des changements politiques profonds. Car, puisque « une population manipulée peut être entraînée dans n’importe quelle aventure militaire », la paix ne peut exister qu’entre des peuples libres et indépendants. La démocratie est la condition de la paix.</p>
<p><strong><em>La Politique et la conscience</em></strong> <em>[1984 - Essais politiques, pp.221-248]</em><em>.</em></p>
<p><em>Discours rédigé à l’occasion de la réception du diplôme de docteur honoris causa, décerné par l’Université de Toulouse-Le Mirail à Vaclav Havel en 1984.</em></p>
<p>V. Havel livre dans ce discours une analyse saisissante de la modernité. Partant du constat des désastres politiques et écologiques qui marquent l’époque, il s’interroge sur les représentations qui y sont à l’œuvre, et incrimine « l’orgueil de l’homme de l’ère scientifique », allié à la puissance technique dont il se dote. Tendus vers la domination de la nature, les hommes ont oublié qu’ils n’étaient pas Dieu, ils se sont engagés dans des représentations qui leur ont fait quitter le sol concret de la vie : l’homme moderne vit, dans le déni de la transcendance, au milieu de fictions. Fiction d’un bien commun que l’on pourrait atteindre par des procédures techniques, d’une solution technique à tous les problèmes, d’une toute-puissance de la rationalité technique. A l’époque moderne, la raison s’émancipe de l’homme concret : nous sommes engagés dans un processus de dépersonnalisation, dans des rapports fonctionnels, qui diluent la responsabilité personnelle. « Les systèmes totalitaires, écrit Havel, représentent un avertissement plus puissant que le rationalisme occidental ne veut l’admettre. En effet, ils sont avant tout un miroir convexe des conséquences de ce rationalisme. Une image grotesquement agrandie de ses propres tendances profondes. La pointe extrême de son évolution et le fruit effrayant de son expansion. Ils lui offrent des renseignements précieux sur sa propre crise ». La question qui se pose, tant à l’est qu’à l’ouest, n’est pas celle du choix entre capitalisme et socialisme, mais celle de la place qui sera faite à l’homme concret, au monde naturel, à l’expérience réelle. Le « renouveau de la responsabilité humaine » est selon V. Havel le seul vrai rempart contre les maux terribles de la modernité ; il plaide pour une « politique antipolitique » : une politique comme morale agissante. L’éthique ancrée dans l’expérience concrète comme base de l’activité politique : un thème majeur de sa pensée. Le discours se clôt sur un appel à une « communauté des ébranlés[6]» : de ceux, loin de trouver leurs certitudes dans le prêt à penser de l’idéologie, en sont bouleversés et lui opposent leur propre humanité. Il s’agirait de « faire une force politique réelle de la conscience humaine ».</p>
<p><strong><em> </em></strong><strong><em>L’angoisse de la liberté</em></strong><strong><em> </em></strong>[1992], Editions de l’aube, 1994, coll. Essai, 247 p.<strong> </strong><em>Recueil de discours prononcés de 1968 à 1992 (mais pour la plupart – 21 sur 26 – entre 1990 et 1992). Deux discours se détachent nettement de l’ensemble :</em><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Discours à la conférence des écrivains tchécoslovaques, Prague, le 9 juin 1965</em></strong> <em>[pp.9-26]</em><em>.</em></p>
<p>Une réflexion incisive et audacieuse, un petit bijou d’impertinence ! Havel délivre une description minutieuse des effets délétères du langage lorsque son usage est ritualisé par l’idéologie. C’est toute une mécanique de la « dissolution du concret » qui est ainsi exposée. Havel nomme « pensée évasive » cette pensée qui, s’abîmant dans la phrase, les mots ronflants, s’évade de la réalité. L’abstraction de ce mode de pensée, dévolu aux « interprétations aprioriques du monde », ronge la société : il est ce qui permet de composer inauthentiquement, d’accepter les compromissions, finalement de vivre dans le mensonge. Les bases ainsi posées, il développe ensuite – très clairement ! -son idée des rapports entre littérature et politique : celle-ci ne peut donner son programme et ses thèmes à celle-la sans la dénaturer jusqu’à la détruire.</p>
<p><strong><em>Allocution à l’Académie des sciences morales et politiques, Paris, le 27 octobre 1992 </em></strong><em>[pp.241-248]</em><em>.</em></p>
<p>Une belle méditation sur l’attente et ses deux modalités.</p>
<p>Attendre Godot : c’est l’espoir de ceux qui ont perdu l’espoir, et qui attendent « un vague salut venant de l’extérieur » ; mais Godot ne vient pas – il n’existe pas.</p>
<p>Attendre au sens de patienter : faire ce que l’on doit faire, sans souci d’efficacité, sans calcul, mais avec la conviction que ce que l’on a semé germera un jour, un jour que nul ne sait. Etre, dans un état d’espérance.</p>
<p><strong><em>Méditations d’été </em></strong>[1991], Editions de l’aube, 1992, coll. Essai, 164 p.<strong><em> </em></strong></p>
<p>Vaclav Havel s’adresse à ses concitoyens, au terme des deux ans de sa première présidence (transitoire), dont il dresse un bilan. Il livre ainsi ses réflexions sur la partition de la Tchécoslovaquie, qu’il voudrait conjurer ; sur l’économie de marché, qui ne signifie pas selon lui que le rôle de l’Etat se limite à fixer les règles de la concurrence ; sur les relations internationales, l’intégration dans l’Union européenne et le bouleversement des stratégies militaires. Un dernier chapitre aborde les désordres auxquels la société tchécoslovaque est confrontée depuis le changement de régime : « Le retour de la liberté dans un milieu en profonde décomposition morale a provoqué […] une explosion immense, quasiment éblouissante, de tous les défauts humains imaginables ». Criminalité, racisme, nationalisme, fanatisme, intrigues, escroqueries, mafias : le bilan est lourd… et amer. V. Havel revient au thème qui lui est cher : le soubassement moral de la politique, son ancrage dans la responsabilité individuelle de l’individu concret ; il en appelle à une « culture de la vie », et à un « Etat spirituel » : un Etat de droit et démocratique ne peut exister s’il n’est aussi un « Etat humain ».<strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>Procès à Prague : le v.o.n.s., comité de défense des personnes injustement poursuivies, devant ses juges : 22-23 octobre 1979</em></strong>, Maspéro, 1980, 190 p.<strong><em></em></strong></p>
<p>Le V.O.N.S. est créé en 1978 par des signataires de la <em>Charte 77</em>, avec pour but d’ « étudier le cas des gens poursuivis ou emprisonnés pour avoir exprimé leur opinion. Celui aussi des victimes de l’arbitraire policier et judiciaire ». Peu nombreux mais très actifs, dotés d’un réseau de relations à l’Ouest, ses membres collectent des informations, sortent les accusés ou prisonniers de leur isolement, font connaître des jugements jusque là confidentiels. Le pouvoir les accuse de divulguer une propagande calomniatrice à l’étranger. Six accusés comparaissent – et écopent de peines de prison ; quatre ans et demi pour Vaclav Havel. L’ouvrage a été rédigé à partir des notes transmises par des proches ayant assisté au procès, auxquelles sont jointes des annexes (p. 105-190 : présentation de cinq autres accusés, réquisitoire, témoignage sur les conditions de détention, lettre de la FIDH, etc.).</p>
<p><strong><em>La Révolution de velours en Tchécoslovaquie</em></strong>, Yves Barelli, Editions de l’aube, 1990, coll. Regards croisés, 201 p.<strong><em></em></strong></p>
<p>La Révolution de velours racontée par l’un de ses témoins directs. Après un bref rappel historique, figurent une chronique jour pour jour des événements, puis une présentation des principaux acteurs. Une série d’annexes (texte de la <em>Charte 77</em>, <em>Manifeste constitutif</em> du Forum civique, <em>Huit règles du dialogue</em> proposées par le Forum civique, etc.) complètent utilement l’ensemble. Passionnant.</p>
<p><strong><em>Vaclav Havel : la force des sans-pouvoir</em></strong>, Jean PICQ, Michalon, 2000, coll. Le Bien commun, 122 p.</p>
<p>Un texte court mais dense, qui pointe l’essentiel en peu de mots. Les nombreuses références aux divers ouvrages de Vaclav Havel en font une excellente introduction à son œuvre.</p>
<p><strong><em>Vaclav Havel : la patience de la vérité</em></strong>, Bruno Bonfard, Desclée de Brower, 1994, 126 p.</p>
<p>Une biographie rigoureuse et bien documentée. Bien pour commencer.</p>
<p><strong><em>Vaclav Havel : la biographie</em></strong>, Eda Kriseova, Editions de l’aube, 1991, coll. Regards croisés, 380 p.</p>
<p>Rédigée par une proche de Vaclav Havel – porte parole du Forum civique, elle fut aussi conseillère du Président – cette biographie donne, par petites touches sensibles, un éclairage non seulement sur la vie de Vaclav Havel mais sur la vie en Tchécoslovaquie, de la Première République à la Révolution de velours.</p>
<hr size="1" />
<p>[1] <em>Le Pouvoir des sans pouvoir</em>, in <em>Essais politiques</em>, p. 86 et p. 234.</p>
<p>[2] Citations extraites de <em>Le sens de la Charte 77</em>, in <em>Essais politiques</em>, p. 48-49.</p>
<p>[3] Cette citation et la précédente sont extraites de <em>L’Angoisse de la liberté</em>, p. 58.</p>
<p>[4] <em>L’Angoisse de la liberté</em>, p. 242.</p>
<p>[5] Reprise en main par le régime communiste après le Printemps de Prague.</p>
<p>[6] Hommage de V. Havel à Jan Patocka, qui parlait de « solidarité des ébranlés », à propos de la <em>Charte 77</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/vaclav-havel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tolstoï et Gandhi</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/tolstoi-et-gandhi/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/tolstoi-et-gandhi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 15:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>documentation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1940</guid>
		<description><![CDATA[Avec des textes originaux de Tolstoï et Gandhi, rassemblés, traduits et présentés par Marc Semenoff paru aux Éditions Denoël en 1958
Semenoff dans son introduction affirme que « Tolstoï et Gandhi parlaient la même langue du cœur et de l’esprit » en faveur de la résistance non-violente.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fiche de lecture Danielle &#8211; avril 2010</p>
<blockquote><p><strong>TOLSTOÏ ET GANDHI</strong> (cote 314TOL)</p></blockquote>
<p>Avec des textes originaux de Tolstoï et Gandhi, rassemblés, traduits et présentés par Marc Semenoff paru aux Éditions Denoël en 1958</p>
<p>Semenoff dans son <strong>introduction</strong> affirme que « Tolstoï et Gandhi parlaient la même langue du cœur et de l’esprit » en faveur de la résistance non-violente.</p>
<p>Le livre s’ouvre sur un échange de <strong>correspondance</strong> entre Tolstoï et Gandhi, âgés alors respectivement de 81 et 40 ans, qui incite à la réflexion sur la théorie et la pratique de la non-violence.</p>
<p><strong>Le royaume des cieux est en vous</strong> (p.65 à 127):</p>
<p>C’est avec réticence que j’ai ouvert ce chapitre, étant donné mes convictions profondément laïques, mais j’ai été incitée à poursuivre dès les premières lignes, Tolstoï faisant très vite la distinction entre les Églises et le principe fondamental de la <strong>résistance non-violente au mal</strong>.  Pour Tolstoï comme pour Gandhi, les Églises et les gouvernements s’emploient à se soutenir mutuellement en distillant de fausses doctrines affirmant <strong>le devoir d’obéissance</strong>. Tous deux s’accordent sur le devoir de ne pas coopérer à un pouvoir, qu’il soit religieux ou civil, lorsque la morale est violée. La tyrannie du fort sur le faible, en s’appuyant éventuellement sur les armes, va à l’encontre de la morale prêchée de l’amour pour l’humanité, que ce soit dans le domaine économique, dans la vie de l’État ou dans les rapports internationaux. <strong>Contre la guerre</strong>, Tolstoï affirme même : « On pense généralement que les gouvernements rendent leurs armées plus fortes afin de protéger leur État contre une attaque des autres. On oublie que les soldats sont tout d’abord nécessaires aux gouvernements pour se défendre contre leurs sujets qu’ils oppriment et réduisent à une véritable servitude ». Sans parler des <strong>impôts </strong>qui « engloutissent la majeure partie des produits du travail dont l’armée doit assurer la sécurité », (par exemple, <em>le Terrible</em>, sous-marin nucléaire lanceur d’engins inauguré au printemps 2008 par Nicolas Sarkozy, coûte 2,4 milliards d’euros, sans compter les 16 missiles balistiques M-51 dont il est équipé).</p>
<p>Tolstoï évoque les réfractaires au service militaire. Profondément <strong>anti-étatiste</strong> il fait appel à la conscience de chacun : c’est à nous qu’il appartient d’établir « le royaume des cieux » ici-bas, au-dedans de nous, par le développement de notre conscience. Cela me rappelle une citation de Khalil Gibran (Le Prophète) : « Toutes les personnes rêvent de la liberté, mais elles sont amoureuses de leurs chaînes ».</p>
<p><strong>Le travail</strong> (p.131 à 144) : texte envoyé à Tosltoï par un paysan nommé Bondaref et commentaire de Tolstoï, en faveur du travail manuel : « Les hommes travailleront et mangeront le pain qu’ils auront fabriqué ».</p>
<p><strong>L’argent et le travail</strong> (p.147 à 160) : préface d’Emile Zola. L’argent est mauvais … Les villes attirent les paysans au détriment des campagnes : un thème d’actualité ! L’exploitation de l’homme par l’homme. Voir le film de Coline Serreau : <em>Solutions locales pour un désordre global</em>.</p>
<p><strong>Histoire d’Ivan le petit sot</strong> (p. 165 à 215) : Une nouvelle de Tosltoï illustrant la révolution spirituelle basée sur la non-violence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/tolstoi-et-gandhi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Biographie &#8211; Simone Weil</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/biographie-simone-weil/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/biographie-simone-weil/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 15:06:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>documentation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1936</guid>
		<description><![CDATA[Simone Weil est née le 03 février 1909 dans une famille d'origine juive. Élève d’Alain (Émile Chartier), elle entre à l’École normale supérieure[1], passe l’agrégation de philosophie en 1931 et commence une carrière d’enseignante dans divers lycées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"><strong>Simone Weil est née le 03 février 1909</strong> dans une famille d&#8217;origine juive. Élève d’Alain (<a title="Émile Chartier" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Chartier">Émile Chartier</a>), elle entre à l’<a title="École normale supérieure (Ulm)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_normale_sup%C3%A9rieure_%28Ulm%29">École normale supérieure</a><sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil#cite_note-0">[1]</a></sup>, passe l’agrégation de philosophie en 1931 et commence une carrière d’enseignante dans divers lycées.</span></h2>
<p>Elle passe quelques semaines en Allemagne au tout début des années 1930, dans le but de comprendre les raisons de la montée en puissance du fascisme. À son retour, avec beaucoup de lucidité, elle exprime dans plusieurs articles ce qui risquait d&#8217;y arriver. Abandonnant provisoirement sa carrière d&#8217;enseignante, en <a title="1934" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1934">1934</a> et <a title="1935" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1935">1935</a>, elle est ouvrière chez <a title="Alstom" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alstom">Alstom</a> puis <a title="Renault (Groupe)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Renault_%28Groupe%29">Renault</a>, et en <a title="1941" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1941">1941</a> ouvrière agricole afin de pouvoir « parler de la cause ouvrière en connaissance de cause » <sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil#cite_note-1">[2]</a></sup>.</p>
<p>Sa mauvaise santé l&#8217;empêche de poursuivre le travail en usine. Elle recommence à enseigner, et donne une grande partie de ses revenus à des personnes dans le besoin. Solidaire des syndicats ouvriers, elle se joint en 1935 au mouvement de grève générale contre le chômage et les baisses de salaire. En 1937, elle collabore aux <em><a title="Nouveaux cahiers" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouveaux_cahiers">Nouveaux cahiers</a></em>, revue économique et politique défendant une collaboration économique franco-allemande.</p>
<p><strong>D&#8217;abord <a title="Pacifiste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacifiste">pacifiste</a> radicale, puis <a title="Syndicaliste révolutionnaire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicaliste_r%C3%A9volutionnaire">syndicaliste révolutionnaire</a>, elle plaide finalement pour un « <a title="Réformisme" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9formisme">réformisme</a> révolutionnaire » : les faibles sont trop opprimés pour avoir même la volonté de se révolter, et pourtant il faut que ce soit eux-mêmes qui prennent en main leur révolution. Il faut donc d&#8217;abord créer des conditions moins oppressives par des avancées réformistes, pour ensuite permettre une révolution responsable, moins précipitée et moins violente.</strong></p>
<p><strong>Syndicaliste de l’enseignement</strong>, elle est favorable à l’unification syndicale et écrit dans les revues <em><a title="L’École émancipée" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%E2%80%99%C3%89cole_%C3%A9mancip%C3%A9e">L’École émancipée</a></em> et <em><a title="La Révolution prolétarienne" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_R%C3%A9volution_prol%C3%A9tarienne">La Révolution prolétarienne</a></em>. Communiste anti-<a title="Stalinien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stalinien">stalinienne</a>, elle participe à partir de 1932 au <a title="Cercle communiste démocratique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_communiste_d%C3%A9mocratique">Cercle communiste démocratique</a> de <a title="Boris Souvarine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Souvarine">Boris Souvarine</a>, qu’elle a connu par l’intermédiaire de <a title="Nicolas Lazarévitch" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Lazar%C3%A9vitch">Nicolas Lazarévitch</a>. Elle travaille quelques mois en usine pour étudier dans sa chair la condition ouvrière, et s’implique dans la grève générale de 1936. Elle milite avec passion pour un <a title="Pacifisme" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacifisme">pacifisme</a> intransigeant, mais s’engage dans la <a title="Colonne Durruti" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonne_Durruti">Colonne Durruti</a> lors de la <a title="Guerre civile Espagnole" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_Espagnole">guerre civile Espagnole</a> pour combattre le <a title="Coup d'État" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat">coup d&#8217;État</a> de <a title="Francisco Franco" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Franco">Franco</a>. Bien que républicaine, elle s&#8217;interpose alors pour éviter qu&#8217;un prêtre franquiste soit injustement fusillé.</p>
<p>Gravement brûlée après s&#8217;être renversé de l&#8217;huile bouillante sur le pied, elle doit repartir assez rapidement pour la <a title="France" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/France">France</a>, sans avoir tiré un coup de feu.</p>
<p>Juive, lucide sur ce qui se passe en <a title="Europe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Europe">Europe</a>, elle est sans illusion sur ce qui la menace, elle et sa famille, dès le début de la guerre.</p>
<p>Quand en <a title="1940" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1940">1940</a> elle est obligée de fuir <a title="Paris" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris">Paris</a> et de se réfugier à <a title="Marseille" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marseille">Marseille</a>, elle écrit sans discontinuer pour exposer dans des pages brûlantes une philosophie qui se veut projet de réconciliation (douloureuse) entre <a title="Modernité" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Modernit%C3%A9">modernité</a> et <a title="Tradition" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tradition">tradition</a> <a title="Christianisme" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme">chrétienne</a>, souvent lue à travers le prisme de l’<a title="Humanisme" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Humanisme">humanisme</a> grec qu’elle garde pour boussole. En <a title="1942" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1942">1942</a>, elle emmène ses parents en sécurité aux <a title="États-Unis" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis">États-Unis</a>, mais, refusant un statut qu’elle ressent comme trop confortable en ces temps de tempêtes, elle se rend en <a title="Grande-Bretagne" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande-Bretagne">Grande-Bretagne</a>, plus près du théâtre des opérations, et travaille comme rédactrice dans les services de la <a title="France libre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/France_libre">France libre</a>. Son intransigeance dérange. Elle démissionne de l&#8217;organisation du <a title="Général de Gaulle" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ral_de_Gaulle">général de Gaulle</a> en juillet <a title="1943" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1943">1943</a>.</p>
<p>Cette période terminale de sa courte vie est celle où elle rencontre le <a title="Jésus de Nazareth" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus_de_Nazareth">Christ</a>, où, comme elle le dit elle-même, le Christ s’empare d’elle. Mais sa foi n&#8217;acceptera pas les aspects institutionnels de l&#8217;<a title="Église catholique romaine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_catholique_romaine">Église</a>. Elle se tiendra sur le seuil de l&#8217;Eglise jusqu&#8217;au jour de sa mort où elle est baptisée en état d&#8217;inconscience.<sup><a title="Modèle:Référence nécessaire/Explication" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire/Explication">[réf. nécessaire]</a></sup><br />
Chrétienne, posant des questions embarrassantes aux chrétiens, elle sera après sa mort critiquée par des historiens de l&#8217;Église qui lui reprocheront de ne pas avoir bien compris l&#8217;histoire de l&#8217;Église.</p>
<p><strong>Cette dimension du refus de la force, qu&#8217;elle assimile à la violence, est une constante de la pensée de Simone Weil. Bien qu&#8217;elle eût d&#8217;abord une perception mitigée de la <a title="Non-violence" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Non-violence">non-violence</a> de <a title="Mohandas Karamchand Gandhi" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohandas_Karamchand_Gandhi">Gandhi</a>, qu&#8217;elle jugea plus réformiste que révolutionnaire, elle rencontrera notamment plusieurs fois <a title="Lanza del Vasto" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanza_del_Vasto">Lanza del Vasto</a> à la fin de sa vie.</strong></p>
<p>Soucieuse de partager les conditions de vie de la France occupée, malgré sa santé de plus en plus défaillante, elle est déçue par le refus de l&#8217;entourage de De Gaulle (Schuman, Cavallès, André Philip), de la laisser rejoindre les réseaux de résistance. En effet, elle aurait probablement été rapidement capturée par la police allemande, identifiée comme juive et donc probablement déportée. À la suite de ce refus, elle considère que sa vie est vide de sens et se sous-alimente volontairement, ce qui aggrave encore son état de santé.</p>
<p>Atteinte de tuberculose, elle meurt d&#8217;un arrêt cardiaque au sanatorium d&#8217;<a title="Ashford" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ashford">Ashford</a>, en 1943, à l&#8217;âge de 34 ans.</p>
<p>Ses ouvrages les plus importants ont tous paru après sa mort.</p>
<ul>
<li>1934 &#8211; <em>Réflexions sur      les causes de la liberté et de l&#8217;oppression sociale</em>, coll.      « Idées », Paris, Gallimard, 1955.</li>
<li>1947 &#8211; <em>La Pesanteur et      la Grâce</em>, préface de <a title="Gustave Thibon" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Thibon">Gustave      Thibon</a>, Paris, Plon.</li>
<li>1949 &#8211; <em>L&#8217;Enracinement</em>.      « Prélude à une déclaration des devoirs envers l&#8217;être humain »,      Paris, Gallimard, coll. « Idées »; rééd. Gallimard, 1968.</li>
<li>1949 &#8211; <em>Attente de Dieu</em>,      introduction de Joseph-Marie Perrin,      O. P., Paris, La Colombe, Éd. du Vieux Colombier ; rééd. Paris,      Fayard, 1966.</li>
<li>1950 &#8211; <em>La Connaissance      surnaturelle</em>, Paris, Gallimard, coll. « Espoir ».</li>
<li>1951 &#8211; <em>Intuitions      pré-chrétiennes</em>, Paris, La Colombe, Éd. du Vieux-Colombier.</li>
<li>1951 &#8211; <em>Cahiers. I</em>,      Paris, Plon, coll. « L&#8217;Épi » ; nouvelle éd. revue et      augmentée, 1970.</li>
<li>1951 &#8211; <em>Lettre à un religieux</em>,      Paris, Gallimard, coll. « Espoir » ; nouvelle éd. Paris,      Seuil, coll. « Livre de Vie », 1974.</li>
<li>1951 &#8211; <em>La Condition      ouvrière</em>, avant-propos d&#8217;Albertine Thévenon,      Paris, Gallimard, coll. « Espoir » ; rééd. Gallimard, coll.      « Idées », 1972<sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil#cite_note-2">[3]</a></sup>.</li>
<li>1953 &#8211; <em>La Source grecque</em>,      Paris, Gallimard.</li>
<li>1953 &#8211; <em>Cahiers. II</em>,      Paris, Plon, coll. « L&#8217;Épi » ; nouvelle éd. revue et      augmentée, 1972.</li>
<li>1955 &#8211; <em>Oppression et      liberté</em>, Paris, Gallimard, coll. « Espoir ».</li>
<li>1955 &#8211; <em>Venise sauvée</em>,      Gallimard.</li>
<li>1956 &#8211; <em>Cahiers. III</em>,      Paris, Plon, coll. « L&#8217;Épi » ; nouvelle éd. revue et      augmentée, 1974.</li>
<li>1957 &#8211; <em>Écrits de Londres      et dernières lettres</em>, Paris, Gallimard, coll. « Espoir ».</li>
<li>1959 &#8211; <em>Leçons de      philosophie</em> (Roanne 1933-1934), transcrites et présentées par Anne Reynaud-Guérithault, Paris,      Plon ; puis Paris, UGE, coll. « 10/18 », 1970.</li>
<li>1960 &#8211; <em>Écrits      historiques et politiques</em>, Paris, Gallimard, coll.      « Espoir ».</li>
<li>1962 &#8211; <em>Pensées sans      ordre concernant l&#8217;amour de Dieu</em>, Paris, Gallimard.</li>
<li>1966 &#8211; <em>Sur la science</em>,      Paris, Gallimard.</li>
<li>1988 &#8211; <em>Œuvres complètes</em>,      Paris, Gallimard. Tome 1 : <em>Premiers écrits philosophiques</em>,      Tome 2 : <em>Écrits historiques et politiques</em>.
<ul>
<li>1988-&#8230; &#8211; <em>Œuvres       complètes</em>, Gallimard, 17 volumes prévus.</li>
</ul>
</li>
<li>1999 &#8211; <em>Œuvres</em>, Gallimard,      collection « Quarto ».</li>
<li>2006 &#8211; <em>Note sur la      suppression générale des partis politiques</em>, Paris, Climats.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/biographie-simone-weil/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Revolution Non-Violente &#8211; Martin LUTHER KING</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/revolution-non-violente-martin-luther-king/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/revolution-non-violente-martin-luther-king/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 15:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>documentation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1932</guid>
		<description><![CDATA[Notes d’Alyette MARIE
1954 : Décret exigeant la suppression de la ségrégation dans les écoles. Mais en 1963, seulement 9 ٪ d’étudiants noirs sont dans des écoles intégristes.
Les causes de l’explosion de 1963 :

-Non application du décret de 1954.

-A l’approche du centenaire de l’émancipation des noirs, une célébration en vue, mais ils devaient continuer à vivre sur un îlot d’insécurité économique, noyé dans un océan de prospérité matérielle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notes d’Alyette MARIE</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1954 :</strong> Décret exigeant la suppression de la ségrégation dans les écoles. Mais en 1963, seulement 9 ٪ d’étudiants noirs sont dans des écoles intégristes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les causes de l’explosion de 1963 :</strong></p>
<p>-Non application du décret de 1954.</p>
<p>-A l’approche du centenaire de l’émancipation des noirs, une célébration en vue, mais ils devaient continuer à vivre sur un îlot d’insécurité économique, noyé dans un océan de prospérité matérielle.</p>
<p>Car l’esclavage aboli, après la guerre civile, on trouva une quantité de nouveaux moyens pour que</p>
<p>«  Le Nègre reste à sa place. »</p>
<p>-Ils constatent que les pays africains deviennent indépendants</p>
<p>-Birmingham est le fief de Bull Connor, lieu stratégique. Les Noirs forment 2/5 de la population mais ne représentent que 1/8 des électeurs.</p>
<p>-Début <strong>1962</strong> les étudiants de Miles Collège entreprirent le boycott systématique de certains magasins blancs ayant des écriteaux « Nègres » ou qui refusaient de servir les Noirs dans leur snack. Résultat : leur chiffre d’affaires a baissé de 40٪.</p>
<p>Il était indispensable d’avoir recours à la non-violence, sinon cela aurait été un bien de sang.</p>
<p>De plus c’est le moyen de «  désarmer » l’adversaire, d’en faire un frère.</p>
<p>Pour préparer cette campagne, l’équipe passe de longues heures à tirer les leçons des faiblesses, du demi-échec à Albany, car si les restaurants restèrent ségréganistes, des milliers de Noirs furent inscrits sur les listes électorales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Organisation de conférences pour expliquer aux sympathisants leur plan d’action pour obtenir un soutien moral et financier, car il faudra payer les cotions afin de libérer ceux qui seront en prison.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des séances d’entraînement consacrées aux socio-drames destinées à préparer les futurs manifestants à faire face aux provocations. Mise à l’épreuve très exigeante. Chaque volontaire devait signer lé « carte de l’Engagement »  suivante :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>JE FAIS DON DE MA PERSONNE—PHYSIQUE ET SPIRITUELLE—AU MOUVEMENT NON-VIOLENT. EN CONSEQUENCE, JE M’ENGAGE A RESPECTER LES DIX COMMANDEMENTS SUIVANTS : </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>1- </strong><strong>Méditer quotidiennement sur la prédication et la vie de Jésus.</strong></p>
<p><strong>2- </strong><strong>ME RAPPELER que le mouvement non-violent de Birmingham a pour but de rechercher la réconciliation et la justice et non la victoire.</strong></p>
<p><strong>3- </strong><strong>CONSERVER, dans mon comportement et mes paroles, l’attitude de l’amour, car Dieu est amour.</strong></p>
<p><strong>4- </strong><strong>Prier tous les jours et demander à Dieu d’être Son instrument, afin que tous les hommes puissent être libres.</strong></p>
<p><strong>5- </strong><strong>SACRIFIER mes intérêts personnels afin que tous les hommes puissent être libres.</strong></p>
<p><strong>6- </strong><strong>OBSERVER, tant à l’égard de mon ennemi que de mon ami, les règles habituelles de courtoisie.</strong></p>
<p><strong>7- </strong><strong>ESSAYER de me consacrer régulièrement au service des autres et du monde.</strong></p>
<p><strong>8- </strong><strong>ME GARDER de la violence—qu’elle s’exprime par le poing, la langue ou le cœur.</strong></p>
<p><strong>9- </strong><strong>M’EFFORCERd’observer une hygiène spirituelle et physique. </strong></p>
<p><strong>10- </strong><strong>RESPECTER les consignes du mouvement et celles du chef lors d’une manifestation.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Quand un volontaire n’avait pas les aptitudes requises, il était envoyé à d’autres tâches au service de la cause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1° étape : 3 Avril 1963</strong> :► début des manifestations. Après 3 jours d’occupation des snack-bars =         35 arrestations.</p>
<p><strong>2° étape : 6 Avril</strong>,      ►marche sur l’hôtel de ville.</p>
<p>►Puis réunions de prières dans les églises</p>
<p>►Occupation des bibliothèques</p>
<p>►Une marche sur les bureaux du comté, début des démarches pour l’inscription sur les listes électorales.</p>
<p>►Refus d’obéir à un ordre du tribunal. Cet ordre tentait par un moyen légal de faire échec aux manifs.</p>
<p><strong>Le 12/04</strong>, pression sur un homme qui fournissait les cautions, donc plus d’argent. Risque d’un point final à cette action, car comment libérer les prisonniers ?</p>
<p>Ce même jour, M.L.K. devait se faire arrêter ! Contre l’avis de tous, après un temps de réflexion, il décide d’y aller quand même…Car un changement de décision aurait été pris pour une lâcheté…c’était pourtant la naissance de sa petite fille, 4° enfant. Puis l’argent est venu d’ailleurs…la confiance paie…il est dans une très grande joie.= Huit jours en prison.</p>
<p>De là, il écrit une très longue lettre, ( P 91 à 116.), à ses confrères dans le ministère pour répondre à leurs questions, énumérer toutes les injustices, les humiliations dont sont victimes les Noirs et justifier l’action qu’ils mènent… tout cela avec beaucoup de délicatesse, de fermeté et une foi extraordinaire en Dieu, en l’homme en l’humanité…son but : faire de l’adversaire un frère…</p>
<p><strong>Les journaux du 4/05/63</strong> publient des photos montrant des femmes jetées à terre, des policiers penchés sur elles le gourdin à levé ; des enfants affrontant les crocs menaçants des chiens policiers, ainsi que les énormes lances à incendie balayant les corps dans les rues. C’est une énorme avancée, car <span style="text-decoration: underline;">la manière dont ils étaient traités en cachette était révélée à la face du monde.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><strong>P 124</strong> « Un Dimanche, plusieurs centaines de Noirs voulaient aller prier dans une église d’un quartier blanc, Bull Connor avait fait sortir les chiens policiers, les lances à incendie. Quand les manifestants approchèrent de la limite qui sépare les deux quartiers, Il donna l’ordre à R. Ch. Billuts qui lui opposa un refus poli. Hors de lui, B.C. se tourna vers les hommes et leur dit : « Au diable, branchez vos lances ! »  Et ce qui se passa fut l’un des événements les plus fantastiques de l’histoire de Birmingham. Les hommes de B.C., leurs lances meurtrières prêtes à fonctionner, faisaient face aux manifestants. Ceux-ci, agenouillés pour la plupart, les regardaient calmes et immobiles. Alors les Noirs se relevèrent lentement et commencèrent à avancer. Les policiers comme hypnotisés reculaient en tenant toujours leurs lances inutiles, tandis que plusieurs centaines de Noirs les dépassaient sans prêter attention et se rendaient au lieu du rassemblement… »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>P 126</strong> Tout au long de la campagne, il y a une recherche de dialogue avec les autorités de la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le 7 Mai</strong>, réunion des autorités municipales pour examiner les revendications. Accord annoncé au monde entier <strong>le 10 Mai.</strong></p>
<p>Mais, des Blancs ne désarment pas : des maisons sont plastiquées, dont la sienne et celle de son frère.</p>
<p>Le président réagit très fermement pour sauver l’accord.</p>
<p><strong>En Septembre</strong>, 4 jeunes filles sont tuées à l’école du dimanche et la police tua un enfant dans la rue, des jeunes blancs assassinent un enfant qui roulait en bicyclette pour le plaisir !</p>
<p>La communauté blanche de la ville réagit mal, quelques voix se firent entendre, exp. Charles Morgan avocat, après le plastiquage de la salle d’école, il fît une courageuse exhortation à la honte collective, il fût obligé d’abandonner sa clientèle et de quitter l’état avec sa famille.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Suite à tout cela, M.L.K. aurait voulu reprendre les manifs, mais l’ensemble du groupe n’était pas d’accord.</p>
<p><strong>En une seule année, plus de chemin a été parcouru que depuis un siècle.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/revolution-non-violente-martin-luther-king/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La gratuité, éloge de l’inestimable &#8211; La revue du Mauss  n° 35.</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/la-gratuite-eloge-de-l%e2%80%99inestimable-la-revue-du-mauss-n%c2%b0-35/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/la-gratuite-eloge-de-l%e2%80%99inestimable-la-revue-du-mauss-n%c2%b0-35/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 14:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>documentation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1929</guid>
		<description><![CDATA[Article publié le 8 juillet 2010
Pour citer cet article : RDMP, « La revue du Mauss semestrielle n° 35. La gratuité, éloge de l’inestimable », Revue du MAUSS permanente, 8 juillet 2010.
Au carrefour de toutes les problématiques – économiques, sociales, éthiques ou politiques – réside la question de la gratuité : quelle part de gratuité subsiste, doit ou peut subsister dans les affaires humaines ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"> </span><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"><strong>Article publié le 8 juillet 2010</strong></span></h1>
<p>Pour citer cet article : <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?auteur14">RDMP</a>, « La revue du Mauss semestrielle n° 35. La gratuité, éloge de l’inestimable », <em>Revue du MAUSS permanente</em>, 8 juillet 2010 [en ligne]. <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article703">http://www.journaldumauss.net/spip.php?article703</a></p>
<h3>Présentation de l’éditeur</h3>
<p>Au carrefour de toutes les problématiques – économiques, sociales, éthiques ou politiques – réside la question de la gratuité : quelle part de gratuité subsiste, doit ou peut subsister dans les affaires humaines ? Jusque dans les années 1970-1980, l’idéal progressiste était simple : accroître simultanément le revenu monétaire par tête et la part des gratuités collectives assurées par l’État. Mais le discours sur la gratuité apparaît aujourd’hui singulièrement brouillé, éclaté en trois séries de propositions largement contradictoires : les dons gratuits de la nature s’épuisent ; tout doit désormais avoir un prix, réel ou virtuel ; grâce à Internet, demain tout sera gratuit et fait gratuitement. Ces contradictions doivent nous inciter à y regarder de plus près, en nous rappelant que ce n’est pas pour rien que toute l’histoire du christianisme a été ponctuée de conflits sanglants dont l’enjeu central était celui des rapports entre la grâce, le gracieux, le charme, le charisme et la gratuité. D’où il ressort que rien n’est plus précieux que la gratuité. Mais dans quelle mesure peut-elle être gratuite ?</p>
<p>« <em>Tout le prix de la vie vient des choses sans prix</em>. Dans la sphère de l’acte gratuit, du don, de ce qu’il possède et de ce qu’il est, l’homme atteint à ce qui constitue sa plus incontestable dignité. »<br />
<em>François Perroux </em></p>
<h3>Table des matières</h3>
<p>« Présentation » par Alain Caillé, Philippe Chanial<br />
« Michel Freitag (1935-2009) <em>in memoriam »</em>, par Daniel Dagenais<strong><br />
</strong><em><br />
</em><strong>I. La gratuité. Eloge de l’inestimable</strong><strong><br />
</strong><em>1°Prologue<br />
</em>Gratuité et grâce, par Damien de Callataÿ<br />
Le rapport stiglitz : une extension démesurée du PIB, par Jean-Marie Harribey<br />
Réflexions croisées sur la mesure et l’incertitude, par F. Vatin, A. Caillé et C. Favereau<br />
Du public au commun, par P. Dardot et C. Laval</p>
<p><em>1° Par-dessus (et par-dessous) le marché, la gratuité ?<br />
</em>La gratuité, chemin d’émancipation, par Jean-Louis Sagot-Duvauroux<br />
Le <em>new public management </em>est-il bon pour la santé ? par Philippe Chanial<br />
Les laboratoires de l’antipathie. A propos des suicides à France Télécom, par Gildas Renou<br />
L’évaluation de la fabrique de l’homme nouveau parcellisé, par l’Atelier populaire de la Fsu-Culture<br />
Travail et déni du don, par Norbert Alter<br />
La relation salariale moderne. La dynamique du don/contre-don à l’épreuve et dans l’impasse Laëtitia Pihel<br />
Salaire, justice et don. Le travail de l’enseignant et la part du gratuit, par Marcel Hénaff<br />
Les vaches collaborent-elles au travail ? Une question de sociologie, par J. Porcher et T. Schmitt</p>
<p><em>2° La gratuité, pleine de grâce ?<br />
</em>Chasse à l’infini Gérard Pommier<br />
Homère, Sophocle, Luc : l’étincelle de la grâce, par André Sauge<br />
Qu’est-ce que l’<em>agapè </em> ? par Olivier Bobineau<br />
Le cadeau, du don à l’épiphanie, par Dominique Bourgeon<br />
Une valeur gratuite, une complication inutile. Maurice Merleau-Ponty lecteur des biologistes, par Jacques Dewitte<br />
Utilité versus volonté de puissance. Sens et portée de l’anti-utilitarisme de Nietzsche, par Frédéric Porcher</p>
<p><em>3° Don, gratuité et réciprocité<br />
</em>Gratuité et action économique, par Stefano Zamagni<br />
Eros, philia et agapè. Pour une théorie de la réciprocité plurielle et pluraliste, par Luigino Bruni<br />
Le combat d’hybris et agapè, par Françoise di Marzio<br />
Don, gratuité, justice, par Jacques T. Godbout<br />
Du passant ordinaire au samu social : la (bonne) mesure du don dans la rencontre avec les sans-abri, par Caroline Gayet-Viaud</p>
<p><em>4° corps à vendre, corps à donner ?<br />
</em>La transplantation d’organes : un nouveau commerce entre êtres humains ? par Philippe steiner<br />
La gratuité dans le cadre du don d’organe, par Valérie Gateau<br />
Don, corps et dette : une approche maussienne, par Anne-Marie Fixot<br />
Quel don pour la greffe d’organe ? par Carina Basualdo</p>
<p><em>5° Promesses et illusions de l’@-gratuité<br />
</em>Une « nouvelle frontière » pour le don ? par Jacques T. Godbout<br />
Internet et la culture de la gratuité, par S. Proulx et A. Goldenberg<br />
Effet de serfs sur la toile, par Marie Lechner<br />
Nous n’exploitons pas le réseau, c’est le réseau qui nous exploite, par Matteo Pasquinelli<br />
Rationalité économique et gratuité sur internet : le cas du projet wikipedia, par Benjamin Grassineau<br />
L’apport d’andré Gorz au débat sur le capitalisme cognitif, par Françoise Gollain</p>
<p><strong>II. Libre revue</strong><strong><br />
</strong>Jean-Claude Michéa : Orwell, le socialisme et la gauche<br />
Pascal Lardellier : Un certain libéralisme relationnel… des mésusages de la “communication” dans les organisations<br />
Etienne Autant : Le partage, un autre paradigme ?<br />
Eric Pilote : Les enjeux éthiques et psychosociaux de la réception de l’aide aux alcooliques anonymes</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/la-gratuite-eloge-de-l%e2%80%99inestimable-la-revue-du-mauss-n%c2%b0-35/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Larzac &#8211; Un peu d&#8217;histoire</title>
		<link>http://www.non-violence-mp.org/larzac-un-peu-dhistoire/</link>
		<comments>http://www.non-violence-mp.org/larzac-un-peu-dhistoire/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 14:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>documentation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[dossiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.non-violence-mp.org/?p=1919</guid>
		<description><![CDATA[En 1971, la décision prise, sans concertation préalable, d'agrandir de 14.000 hectares le camp militaire du Larzac (créé en 1902, sur 3.000 hectares), provoque d'abord une vague unanime de protestations en Aveyron. Très vite, les notables locaux se mobilisent, en espérant une solution à l'amiable, jugée finalement inacceptable par les paysans du Larzac.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1971-1981</strong></p>
<p><a href="file:///C:/Users/Cyril/Downloads/LARZAC%20Un%20peu%20d'histoire.doc"></a>En 1971, la décision prise, sans concertation préalable, d&#8217;agrandir de 14.000 hectares le <a href="http://www.larzac.org/resister/histoire.php">camp militaire du Larzac</a> (créé en 1902, sur 3.000 hectares), provoque d&#8217;abord une vague unanime de protestations en Aveyron. Très vite, les notables locaux se mobilisent, <a href="file:///C:/Users/Cyril/Downloads/LARZAC%20Un%20peu%20d'histoire.doc"></a>en espérant une solution à l&#8217;amiable, jugée finalement inacceptable par les paysans du Larzac. Ces derniers (103 familles concernées) prennent alors l&#8217;engagement de ne rien céder sous la contrainte (Serment des 103), et optent pour des formes d&#8217;<a href="http://www.larzac.org/resister/non-violence.php">action  non-violente</a>. Ils bénéficient du soutien de syndicats, de partis politiques et d&#8217;autres mouvements de la société civile, coordonnés à travers quelques cent cinquante &laquo;&nbsp;comités Larzac&nbsp;&raquo; à travers la France. D&#8217;abord locale, puis nationale, cette résistance a vite connu un écho international.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1921" title="larzac marche paris" src="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/images-1.jpg" alt="" width="190" height="130" /></p>
<p><a href="file:///C:/Users/Cyril/Downloads/LARZAC%20Un%20peu%20d'histoire.doc"></a>Pour mobiliser l&#8217;opinion publique, les dix années de résistance (1971-1981) sont ponctuées de grands rassemblements, mais aussi de très nombreuses manifestations, de blocages demanœuvres militaires, de &laquo;&nbsp;montées&nbsp;&raquo; sur Paris (avec des brebis, puis en tracteur, puis à pied), de jeûnes publics, d&#8217;entraves aux enquêtes administratives, de recours juridiques systématiques, d&#8217;actions de désobéissance civile (refus 3% de l&#8217;impôt, collecté par l&#8217;APAL ; renvois de livrets militaires), d&#8217;un séjour en prison pour vingt-deux personnes. La création d&#8217;un journal mensuel (<a href="http://www.larzac.org/organiser/gll.php">Gardarem lo Larzac</a>) permet d&#8217;informer régulièrement le mouvement de soutien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/téléchargement.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1922" title="larzac foule" src="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/téléchargement.jpg" alt="" width="198" height="129" /></a></p>
<p>Cette résistance consiste par ailleurs à reconquérir les terres agricoles peu à peu désertées, en construisant des bergeries sans permis, en achetant collectivement des terres convoitées par l&#8217;armée (<a href="http://www.larzac.org/organiser/gfa.php">Groupements Fonciers Agricoles</a>), en installant de nouveaux agriculteurs sur des terres abandonnées, en soutenant des occupations illégales de bâtiments, en cultivant les terres acquises par l&#8217;Etat, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/1974-larzac3-21.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1923" title="1974-larzac3-21" src="http://www.non-violence-mp.org/wp-content/uploads/2012/05/1974-larzac3-21-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;armée ne réussit pas à acquérir à l&#8217;amiable plus de 40 % des terres convoitées. Après avoir longtemps tergiversé, l&#8217;Etat finit par utiliser la contrainte juridique de l&#8217;expropriation, ce qui a pour effet, inverse à celui recherché, de relancer le soutien extérieur. En 1981, l&#8217;élection de François Mitterrand comme président de la République met fin au projet d&#8217;extension.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.non-violence-mp.org/larzac-un-peu-dhistoire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

