Le non que la non-violence oppose à la violence
est un non de résistance.
La non-violence est certes abstention,
mais cette abstention exige elle-même l'action.

Jean-Marie Muller

    

 Education à la non-violence 
 

 

 

 

Enfants sous influence : Les écrans rendent-ils les jeunes violents ?

Serge TISSERON, Ed Armand Colin, 2000, p. 175


Les conséquences des images violentes à la télé, au cinéma ou dans les jeux vidéos ont souvent été l'objet de thèses plus idéologiques que scientifiques. L'étude réalisée par Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, auprès de 200 enfants de 11 à 13 ans, confirme que les images violentes sont dangereuses pour les enfants qui ont vécu un traumatisme, mais pas seulement. Tous les enfants en sont perturbés car cela bouscule les repères, crée de l'angoisse et donc favorise l'agressivité en groupe. Ce ne sont pas directement les images violentes qu'il faut craindre mais le fait que les enfants qui ont vu des images violentes vont souvent gérer leur stress en resserrant leurs liens avec leurs pairs. Dès lors, les images violentes sont dangereuses par leur pouvoir d'intensifier les phénomènes agressifs dans les groupes. Face à cette situation, il existe des moyens qui concernent à la fois les parents, les enseignants et les pouvoirs publics et engagent dans tous les cas l'éducation.

SergeTisseron, psychiatre et psychanalyste, est l'auteur de plusieurs ouvrages à succès sur les relations que nous entretenons avec les images : Tintin chez le psychanalyste, Psychanalyste de la bande-dessinée, Y-a-t-il un pilote dans l'image ?, Le bonheur dans l'image. En 1997, il a été chargé par la Direction générale de l'action sociale et le Ministère de la Culture d'une recherche de trois ans concernant les effets des images sur les 11-13 ans. Il a récemment publié Petites mythologies d'aujourd'hui, Aubier, 2000.

 


Disponible à l'espace pédagogique du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées.