De la marche – Henry David THOREAU

« DE LA MARCHE »

Henry David THOREAU (1817-1862)

Texte original « Walking » est une conférence donnée par HDT sous le nom de « the Wild » au lycée du  Concord le 23 avril 1851.

« Je considère ce texte comme une sorte d’introduction à tout ce que je pourrai écrire désormais »

Il reprend plusieurs fois ce texte, à maintes reprises avant d’en tirer cet essai publié en 1862 après sa mort.

C’est dans la vie sauvage que réside sa philosophie, vie sans contrainte où il désire respirer à son gré.

HDT affirmait ne marcher pas moins de quatre heures par jour lorsqu’il était installé à Walden.

Cet éloge de la marche fait l’apologie de la valeur suprême de l’individu et de la communion avec la nature, la voie de l’éveil à soi, de la connaissance et de la compréhension de soi.

« A quoi bon empreinter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l’inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? »

 

HDT considère la marche comme un art noble, une quête, tel un pèlerin en partance pour la sainte Terre, le départ de l’Homme libre, sans attache, sans terre, sans foyer, et partout chez lui.

« Nous devrions entreprendre chaque balade, sans doute, dans un esprit d’aventure éternelle, sans retour »

« Nul richesse ne peut acheter le temps, la liberté et l’indépendance requis, qui sont essentiels à cette profession. »

« La nature est une personnalité si vaste et universelle que nous n’avons encore jamais vu le moindre de ses traits. »

Il élève cet état de Marcheur comme un état d’esprit, au même rang que l’Eglise, l’Etat, le Peuple. On naît Marcheur, on ne le devient pas. C’est une classe très fermée, une famille, il faut être né Marcheur de par la grâce de Dieu.

Il l’envisage comme indispensable pour entreprendre sa santé physique et intellectuelle.

Ce n’est pourtant pas un simple médicament pour rester en santé. C’est l’air et le soleil de nos pensées, c’est se connecter à soit même, se défaire de ses occupations et obligations.

 

« Si je ne suis pas où se trouve mon corps, je suis à l’extérieur de mes sens. »

La Marche est une ouverture toujours nouvelle à travers des paysages non domestiqués par l’Homme, sans prendre de routes, en pleine nature sauvage, au gré de l’intuition dans le choix de la direction.

« Je rêve d’un peuple qui commencerait par brûler les clôtures et laisser croître les forêts. »

« L ‘Homme et ses affaires, l’Eglise et l’Etat, l’école, le négoce et le commerce, l’industrie et l’agriculture-et même la politique, la pire de toutes-je suis ravi de voir le si peu d’espace qu’elles occupent dans le paysage. »

HDT se dirige inévitablement vers le Sud-ouest ou l’Ouest lors de ses marches, où le soleil descend comme si la nature et l’humanité progressaient d’Est en Ouest, suivaient le sens de l’Histoire, le mouvement général de la Terre.

L’Ouest est synonyme du mot « sauvage », la nature est notre force, c’est d’elle dont dépend notre survie, notre vie, l’espoir et le futur.

« Dans la vie sauvage repose la sauvegarde du monde »

« Je crois en la forêt, en la prairie et en la nuit où pousse le maïs. »

« Quand je veux me recréer je cherche le bois le plus sombre, le plus épais et le plus interminable. »

Ce qui est sauvage est proche de la beauté. (Exemples pris de l’animal canard, du paysage, mais aussi d’un livre, de la littérature ou de la poésie, du genre de la lumière…)

Pour lui, toutes les bonnes choses sont sauvages et libres.

« L’ennui n’est que l’autre nom de la vie domestique (opposée à sauvage) »

« J’avoue avoir un faible pour les fantaisies sauvages, qui transcendent l’ordre du temps et de l’évolution. Elles sont la plus sublime récréation de l’esprit. »

« La perdrix aime les poids mais pas ceux qui vont avec elle dans la casserole ».

Il aime à constater la vigueur sauvage et primitive de l’animal, même domestiqué.

De même les hommes n’ont pas vocation à devenir les membres dociles de la société, interchangeables et réduits tous au même niveau.

Chaque homme doit être respecté dans son identité en fonction de sa personnalité propre et non traité en troupeau.

D’où son approche de l’éducation autour du savoir maternelle et non du savoir accumulé dans la mémoire sans connexion avec la nature.

« Vis libre, enfant de la brume, et, en ce qui concerne le savoir, nous sommes tous des enfants de la brume. »

«  L’Homme qui prend la liberté de vivre est au-dessus de toutes les lois. »

Il fait le parallèle entre le savoir utile, savoir fanfaron qui n’est que pure vanité et le savoir de l’ignorance utile.

« L’ignorance d’un homme n’est pas seulement utile mais belle aussi… A quel homme vaut-il mieux avoir à faire ? A celui qui ne sait rien sur un sujet, et, ce qui est extrêmement rare, c’est qu’il ne sait rien, ou bien à celui qui sait vraiment quelque chose dans ce domaine, mais croit tout savoir ? »

« Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence. »

« Il semble que de moins en moins de pensées visitent l’Homme dans son développement, d’année en année, car le bocage dans nos esprits est laissé à l’abandon, vendu pour nourrir les feux inutiles de l’ambition. »

Il prône une vie en lien avec la nature pour avoir plus de hauteur sur les faits, pour ouvrir la vision des possibles (en haut des pins, découverte d’autres montagnes au loin, mais également des fleurs rouges des cônes.)

Il tisse un lien constant entre les observations très concrètes de faits et les repères fondamentaux pour l’Homme. Le tout avec toujours une pointe d’humour espiègle.

HDT est un amoureux de la nature, non comme un contemplatif solitaire, mais pour mieux se connecter avec son monde intérieur en tant qu’humain et mieux se connecter au monde afin de prendre les grandes leçons de mère nature, le savoir de la terre.

Il analyse et cherche la compréhension du monde à travers ses observations de la nature sauvage.

Il tire sa philosophie de l’étude de la complémentarité de l’Homme avec la nature.

 

« M’est avis que nous pourrions nous élever un peu plus. Nous pourrions au moins grimper à un arbre »

Par dessus tout HDT recommande de vivre dans le présent. « L’évangile selon l’instant présent », garder une « pure joie matinale » et se garder de remémorer le passé.

 

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