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Le projet d’un Centre de ressources sur la non-violence trouve son
origine dans la volonté d’acteurs citoyens de la vie
columérine et de l'agglomération toulousaine de rechercher de nouvelles
réponses face aux violences qui nous entourent, tant sur le plan
international que dans nos quartiers.
Il s’enracine dans la conviction
que l’investissement pour la non-violence constitue un défi majeur pour
l’avenir de notre civilisation.
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Les premiers jalons
: février-mai 2003
15 février 2003 :
Importante manifestation contre le projet de guerre en Irak à Toulouse. Dans
le monde, plus de 10 millions de personnes manifestent contre la
guerre.
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Mars 2003
: A l'initiative d'Alain Refalo, des citoyens de Colomiers regroupés dans le réseau
« Citoyens pour la paix » organisent une action non-violente de
sensibilisation sous la forme d’ « une heure de silence pour la paix »
chaque samedi matin de 11h à 12h dans l’allée du Plein Centre. Cette
action de vigilance se développe rapidement et attire un nombre
croissant de personnes interpellées par cette démarche novatrice.
A travers cette action, a lieu une prise de conscience de l’importance
de la non-violence en tant qu’attitude exemplaire de respect de l’autre.
Le 20 mars, jour du déclenchement de la guerre, une marche silencieuse dans le plein centre
réunit 250 personnes et se conclut par un discours d'Alain Refalo place de
l'Hôtel de Ville.
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16 avril
2003 :
La
mobilisation citoyenne engendrée par cette action silencieuse débouche sur
l'organisation d'une grande chaîne humaine de la fraternité à Colomiers. 350 personnes réalisent
une immense
colombe sur la place de l'Hôtel
de Ville. (la colombe est aussi l'emblème de la ville). Pour
de nombreuses personnes, il s'agit d'un acte fondateur qui aura une
importance décisive dans la
dynamique citoyenne sur la non-violence à Colomiers.
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12 mai
2003 : Le Club de prévention spécialisée de l'ACSE de Colomiers invite
Jean-Marie Muller,
écrivain
et militant de la non-violence,
pour une
conférence sur la culture de la non-violence au collège
Léon Blum.
Cette
association conventionnée par le Conseil Général regroupe aujourd’hui cinq
éducateurs spécialisés. Structure pivot, elle intervient dans les quartiers
en mobilisant les ressources existantes afin que les habitants construisent
des projets porteurs de sens et d’avenir. Le lendemain, un atelier de formation
se tient avec les éducateurs et le conférencier dans les locaux de l'ACSE.
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Le groupe de travail
fondateur : juin-septembre 2003
Au sein
du réseau des « Citoyens pour la paix » et de l’ACSE, plusieurs personnes
ont fait le constat que pour que la non-violence s’enracine, qu’elle fasse
son chemin et qu’elle influence durablement les esprits et les
comportements, il était essentiel de créer un lieu ressources qui
permettrait de répondre à la demande croissante des acteurs de terrain
confrontés à des situations de violence. Que ce soient dans les
établissements scolaires, dans les quartiers, dans les familles, comme au
sein des associations qui défendent les droits de la personne humaine, les
besoins en formation sont immenses. De nouveaux outils sont à imaginer pour
sensibiliser, informer, éduquer, former à l’action non-violente et à la
gestion positive des conflits.
Juin 2003
: un groupe de travail se met en place pour préparer les fondations d’un Centre régional de
ressources sur la non-violence. Il est composé de personnes d’horizons
diversifiés, particulièrement motivées par ce projet. Il se réunit à
plusieurs reprises, consulte de nombreuses personnes susceptibles
d’adhérer à cette démarche, notamment sur Colomiers, et prend soin de
sonder des personnes actives dans différentes associations. Il réalise un
dossier de présentation du projet et prépare l’Assemblée générale
constitutive du samedi 27 septembre.
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Août
2003 : Le secrétariat du
groupe de travail s'installe dans les locaux de l'ACSE à Colomiers et
bénéficie de l'aide logistique du Club de prévention spécialisée pour préparer
l'Assemblée générale constitutive. Recherche de soutiens de personnalités
pour la constitution d'un comité de parrainage.
9
septembre 2003 : Le directeur de la S.A Colomiers-Habitat, Jean-Michel
Gonzalès propose de mettre à disposition de l'association un local de 60 m²
situé près du Lycée international de Colomiers.
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27
septembre 2003 : Assemblée générale constitutive à Colomiers en présence
de plus de 80 personnes de toute la région.
Un conseil d'administration de
19 personnes est élu présidé par Alain Refalo.
En soirée, conférence de
Jean-Marie Muller sur "Gandhi, philosophe et stratège de la non-violence".
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Les premiers pas du
Centre de ressources sur la non-violence
: octobre 2003-avril 2004
Octobre
2003 : Le local est à disposition de l'association. Un dossier de
subvention exceptionnelle est déposée à la mairie de Colomiers pour le
financement des travaux d'ouverture et de protection du local. Début de
l'aménagement du local grâce à de nombreux dons individuels et
associatifs avec l'aide de la fourgonnette de l'association Colomiers Jumelage
et Soutien.
16
Janvier 2004 : 1er Conseil d'administration dans le local du Centre de
ressources en cours d'aménagement. Mise en place des commissions de travail
pour l'animation des pôles d'activités du Centre de ressources sur la
non-violence.
Février
2004 : Travaux sur le local réalisés par l'entreprise Casadéi.
21
février 2004 : Ouverture du local au public. Début des permanences
du
mercredi et du samedi.
28
février 2004 : 1ère séance du
cycle découverte de la non-violence avec
la présence d'une trentaine d'adhérents.
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3 avril
2004 : Inauguration du local du Centre
de ressources en présence de plus de 130 personnes.
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24 avril
2004 : Le Centre de ressources prend une part active dans l'organisation
du Forum pour la non-violence place de l'Hôtel de ville de Colomiers,
à l'initiative des Citoyens pour la paix.
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