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Fonds Christian
Brunier pour l'action non-violente |
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Fonds Christian Brunier
pour l'action non-violente
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Pourquoi le Fonds Christian Brunier ?
Les
amis qui ont partagé les combats non-violents de Christian depuis 30
ans, en lien avec sa famille, ont décidé de créer un fonds spécial
pour financer des actions qui poursuivent ses engagements passés.
Ils entendent ainsi préserver sa mémoire, et surtout, donner une
continuité à son activité non-violente.
Ce fonds est plus particulièrement
destiné à financer :
-
des actions non-violentes
qui prolongeront les engagements de Christian décrits dans ce
document ;
- des formations à l’action
non-violente.
Par
leur engagement à contre-courant, par leur profil non conventionnel
ou alternatif, ces actions resteraient difficiles à financer par des
fonds publics ou privés classiques.
L’objectif est, pour une première étape, de réunir
10000 € (afin de créer un capital initial dont les intérêts
serviront au financement de ces actions).
Non-Violence XXI
Les
fondateurs du Fonds Christian Brunier ont demandé à Non-Violence XXI
de prendre en charge la création et la gestion de ce fonds
conformément à une convention qui précise les règles pour la
collecte et la redistribution des fonds collectés.
Cette convention est disponible sur simple
demande.
Non-Violence XXI, Fonds Associatif pour une culture de non-violence
au XXIe siècle regroupe 11 organisations non-violentes
françaises avec le soutien de la Fondation de France et de plusieurs
personnalités fondatrices. Son but : promouvoir une culture de
non-violence en France et dans le monde.
Nos engagements
Non-Violence XXI s’engage auprès de tous
les donateurs à :
- affecter au Fonds
Christian Brunier tous les dons reçus ;
- les informer 2 fois par an
de la destination précise de ces dons ;
- envoyer systématiquement
un reçu fiscal pour les déductions d’impôts.
Les fondateurs signataires
Anne Catherine Bisot
Marie Hélène Bunoz
Martine Dufour
Bruno Barrillot
Patrice Bouveret
Jean-Pierre Brunier
François Marchand
Serge Perrin
Alain Refalo
Patrick Teil
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« Nous avons rencontré peu de personnes, dans nos existences, à qui
cette qualification « artisan de paix » ait aussi bien convenu qu’à
Christian. […] une paix exigeante, fondée sur la justice pour tous,
nourrie d’une indignation contre toutes les formes de violence, toutes
les atteintes à la dignité de l’homme, toute les attitudes de refus de
la fraternité universelle… », Père Christian Mellon, lors de
l’homélie funèbre du 21 mai à Paris.
Hommage à Christian
Brunier
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Pour plus d’informations, pour faire un don :
Non-violence XXI :
114, rue de Vaugirard 75006 – Paris – Tél. : 01 45 48 37 62
nonviolence21@free.fr
-
www.nonviolence21.com
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Lancement du Fonds Christian Brunier le samedi 28 mai 2005
Les amis de Christian Brunier et le MAN Ile-de-France
ont le
plaisir de vous inviter à la rencontre organisée en mémoire de
Christian Brunier, décédé le 18 mai 2004 :
Samedi 28 mai 2005 sur la
Péniche Alternat
de 13h30 à 18h00
§
A partir de 13h30 : accueil à bord
§
14h : évocation de l'action et de la vie de Christian
Brunier par Yazid Kherfi (Pouvoir d’Agir), Bruno Barrillot (CDRPC),
Pierre Dufour (EpB et MAN) et Léon Maillé (paysan du Larzac)
§
15h : présentation d'un montage diapo sur la vie de
Christian par Serge Perrin entrecoupée d'évocations personnelles et
libres des personnes présentes
§
16h30 : lancement officiel du "Fonds Christian Brunier
pour l'action non-violente", courte présentation des objectifs par
François Marchand suivie de la signature officielle de l'acte de
création du fonds par les fondateurs à l'origine de cette initiative.
§
17h : échanges autour d'une petite collation.
La liste
des intervenants n’est pas définitive.
Entrée
libre (participation aux frais souhaitée)
La journée aura lieu sur la Péniche Alternat, quai de Bercy,
rive droite, à mi-distance des ponts de Bercy et de Tolbiac.
Métro Bercy, 75012 Paris. Possibilité de parking sur le quai.
INSCRIPTION SOUHAITEE.
Renseignements au : 01 64 27 16 08
jorge.fievet@wanadoo.fr
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Christian Brunier, une mémoire toujours vive
Christian Brunier nous a quitté le 18
mai 2004 suite à une lourde intervention chirurgicale. Depuis ce
jour, sa mémoire est restée vive et sa vie d’actions et
d’engagements demeure un exemple pour nous tous et toutes.
Christian
préparait une réunion, une manifestation, une action non-violente
avec le même sens aigu de l’organisation ; il avait le souci que
chacun y trouve sa place sans rechercher à se mettre lui même en
valeur. Aucun détail ne lui échappait et son souci de la bonne
communication était permanent. Sa préoccupation pour trouver des
financements était elle aussi rigoureuse et efficace. Toutes ces
qualités ont fait de lui un acteur atypique, apprécié et
irremplaçable dans les milieux de l’action non-violente.
Ses trente années
d'activités non-violentes ont commencé en 1974, au retour d’un
« voyage initiatique »
dans l’Inde de Gandhi : il entre alors dans le mouvement non-violent
et y restera actif jusqu’à sa mort. D’abord tenté par l’objection de
conscience (il renverra son livret militaire), il se mobilise contre
l’extension du camp militaire du
Larzac,
puis contre les essais nucléaires et les ventes d’armes, pour le
droit des immigrés. A partir de 2000, il s’engage auprès des
volontaires de paix dans les Balkans et s’intéresse aux problèmes
des violences dans les banlieues ; il acceptera, en 2003, de
co-organiser le premier « Salon des initiatives de paix » ; il est
mort un mois trop tôt, sans assister au succès de cette initiative.
30 ans de réflexions et d'actions non-violentes
En 1974,
Christian Brunier adhère au MLANV (Mouvement Lyonnais d’action
non-violente) qui devient la même année le
MAN
(Mouvement pour une alternative non-violente) de Lyon. Il participe
à la manifestation pour le Larzac conduite par des brebis et à la
lutte non-violente des femmes prostituées aux côtés de Christian
Delorme.
En 1975, il « monte » à Paris (adhésion au groupe « César Chavez »,
MAN de Paris) et prend rapidement des responsabilités au niveau des
instances nationales du MAN où il s'intéresse particulièrement aux
questions d'armement et de défense.
C’est dans ce
mouvement qu’il rencontrera
Jacques de Bollardière
qui (selon ses propres termes en 2003) « finit par [le]
convaincre de faire de cette question, un engagement majeur ».
Il participera alors à la rédaction du « Texte d’orientation
politique du MAN, notamment la partie qui s’intitule « Vers la
défense populaire non-violente ». Ce travail de réflexion, il le
poursuivra au sein de l’IRNC
(Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits)
avec qui il prépare le colloque de Strasbourg (1985) sur « les
stratégies civiles de défense ». C’est aussi ce désir de réflexion
qui le pousse à collaborer avec le
CDRPC
(Centre de documentation et de recherche sur la paix et les
conflits) à Lyon ; il en sera le président entre 1992 et 1996.
Les
années 75-81 sont aussi marquées par son action au sein du « Comité
Larzac » de Paris ; il sera présent tous les ans sur les actions
non-violentes du plateau du Larzac. En 1981, il est toujours aux
côtés de Christian Delorme qui entame une grève de la faim pour
dénoncer les expulsions des jeunes immigrés dits de « deuxième
génération ». En 1983, il participe au comité de soutien parisien
qui accueille l’arrivée de la « Marche
pour l’égalité des droits
et contre le racisme »
souvent nommée « Marche des beurs ».
De
1981 à 1983, il est actif au sein du CODENE (Comité pour le
désarmement nucléaire en Europe) qui lutte contre les
« Euromissiles ». Cette action contre l’arme atomique et les ventes
d’armes, il la poursuit au sein d’Artisans de paix, de « Stop
Essais » et de la
COVA
(Campagne d’Opposition aux Ventes d’Armes), puis, à partir de 1997
au sein du « Collectif français pour un contrôle des transferts
d’armes ». Bien que n'ayant jamais adhéré au parti des Verts, il
s'en sentait très proche et participait régulièrement aux travaux de
leur commission « Paix et désarmement ».
En
2000, il s'investit dans « Equipes
de paix dans les Balkans » (EpB). Il
participe au lancement des premières actions de communication de
Non-Violence XXI.
Pendant deux ans, il anime « Les Lundis de la non-violence » du MAN
Ile de France sur la Péniche de la paix « Alternat ». Il rejoint
également l'association « Pouvoir d'Agir » qui travaille auprès des
jeunes de banlieues difficiles. En 2003, il anime la commission « Salon
des initiatives de paix
» au sein de la « Coordination française pour la Décennie
internationale de la promotion d'une culture de non-violence et de
paix" ».
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