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 Atelier BD et non-violence
 

 

 

Atelier et exposition BD et non-violence
 

 « I have a dream ! »

 Préambule

        Le Centre d’Animation Jeunes est inscrit dans une dynamique d’actions sur le thème de la non violence. Ainsi, depuis la mi-mars 2004, un atelier de BD et non-violence qui fonctionne au rythme bimensuel a été mis en place visant à élaborer un « fanzine de bande dessinée ».

        Dans ce cadre, un groupe de jeunes a été sensibilisé à la gestion non violente des conflits et a eu accès aux techniques de la Bande Dessinée  en tant que moyen d’expression. Un animateur du CAJ et un dessinateur professionnel ont accompagné les adolescents sur d’une part, la création artistique et d’autre part sur la découverte de la communication relationnelle ainsi que la philosophie de ce mouvement.

Eléments de réflexion

        L’homme n’est pas complètement violent ni pleinement non-violent mais tantôt l’un ou l’autre. Nous sommes tous confrontés, tôt ou tard, à cette « vérité ». Ce point de vue que nous partageons avec Jean-Marie Müller, nous a amené à nous interroger sur les processus qui nous conduisent à faire acte de violence, sur les autres ou sur nous-même.

        Nous pouvons peut être y répondre par des études sur le rapport entre télévision et violences, plusieurs types d’influences ont été dégagés : la mise en avant de personnages valorisés par leurs violences peut suggérer au jeune spectateur qu’il peut lui aussi y recourir sans en  être inquiété. Le cinéma et la télévision  ne sont pas les causes de ces violences mais des facteurs incitateurs supplémentaires.

        C’est en cela que nous préférons parler de « violences » que de LA VIOLENCE. Elles peuvent apparaître dans le cadre familial, à l’école, dans les institutions. Elles existent sous des formes diverses, on parle d’ailleurs d’une violence symbolique et d’une violence physique. La violence physique comporte toujours un impact psychologique par exemple  chez les victimes d’agression. 

        Mais plus diffuse, la violence symbolique existe sous divers aspects : La plus manifeste est la dépréciation identitaire délibérée visant la dignité de groupes entiers. Ce sont, les attitudes racistes, xénophobes, sexistes mais aussi les préjugés de classes, les manifestations de dédain à l’égard des religions et des croyances. Les formes d’apartheid social, en matière de résidences, d’écoles, de modes de loisirs révèlent aussi une dépréciation indirecte, qui peut rester discrète, voire inconsciente.

        Or, dans notre société démocratique et républicaine, il est étonnant de constater que certains de ces maux nous sont encore révélés. Se font l’écho de ces souffrances, les victimes, les médias, les associations des droits de l’homme, des droits de la femme et de tant d’autres acteurs de plus de justice social…

        De par le passé,  c’est toute une partie de la société américaine qui était victime de ces faits ; mais  sous la conduite de Martin Luther King Jr, ces hommes, ces femmes, ces jeunes surent revendiquer leurs droits tout en restant dignes. Ils avaient « choisi » la lutte non-violente. A l’instar de Gandhi, ce jeune pasteur su mettre à la porté de tous, les valeurs du dialogue, de la résistance, de la lutte pour exprimer les souffrances et la volonté à plus de respect.

        Pus proche de nous, la marche des « beurs » dans les années 80, le mouvement « Solidarnosc », la révolution orange en Ukraine, nous démontrent que nous pouvons prendre une autre direction. En trois mots, nous pouvons agir !

Points d’appui de notre démarche

        Cette démarche s’appuie sur différentes expériences. Cette philosophie est partagée par l’équipe d’animation et par d’autres militants de la non-violence.

         Il était une fois la non violence !

Dates

Actions menées sur la commune et sur sa périphérie.

Février 2003

Création du collectif « citoyens pour la paix ».

Mars/avril/mai/juin

Marches silencieuses et non-violentes par « les citoyens pour la paix ».

Mars 2003

Mise en place d’une chaîne humaine en forme de colombe de la paix. Par « les citoyens pour la paix ».

Mai 2003

« conférence débat avec Jean-Marie Müller ». Philosophe non-violent. Collège Léon Blum et ACSE.

Octobre 2003

Création du  « Centre de Ressources sur la Non- Violence » en Midi-pyrénées.

Année 2004

Marches silencieuses mensuelles par « les citoyens pour la paix ».

 

Inauguration du CRNV en présence de Monsieur le Maire (Bernard Sicard).

 

Fête de la non-violence place de l’hôtel de ville. CRNV

Février 2004

 

Présentation du spectacle « fréquence guerre » par le groupe de danse de rue de la compagnie «Identité(s) ». 

Février 2004

Création de « L’atelier BD et non-violence ». CAJ

Mars 2004

Mise en place d’un Atelier d’expression (RAP, écriture) sur le thème de la non-violence. ACSE

Février 2005

Création collective avec 280 habitants sur la symbolique de la non-violence. Maison de quartier du val d’Aran.

Avril 2005

 

Manifestation organisée par «les citoyens pour la paix » quartier du plein centre de Colomiers.

Prévu pour Juin 2006

Festival « Camino » : agir pour la non-violence.

         Le 9ème art pour porter le message non-violent

        Notre rêve est aussi de contribuer à la diffusion de cette philosophie. Or nous avions sur la commune des talents en jachère. Cette énergie créative concentrée sur divers ateliers et sur la création d’un fanzine a atteint aujourd’hui une certaine maturité. En effet, les acteurs de l’atelier ressentent le besoin de partager leur expérience autour des planches qu’ils ont réalisées.

        Il est vrai que la bande dessinée est maintenant l’un des supports de communication et de loisirs très prisé par les jeunes grâce au phénomène de la bande dessinée japonaise (Manga). Mais les férus du 9ème art, eux, savent bien que la bande dessinée a dépassée ce simple cliché de littérature de gare. Il suffit pour en être convaincu d’observer l’attrait des adultes pour les salons et festivals de bande dessinée dans l’hexagone.

        Il est presque ironique de constater d’une part que ce sont ces parents qui amènent leurs enfants et d’autre part qu’ils sont de plus gros  consommateurs que leur progéniture. L’ensemble de ces éléments nous permet d’affirmer que cette exposition aura un écho auprès de tous.

         Une  exposition, des rencontres, des lieux de réflexion !

        Précédemment, nous avons démontré que la violence concernée toutes les strates de la société.

         Notre souhait est de créer des espaces d’échanges ou tout un chacun pourra exprimer son point de vue et sa relation avec la violence. Nous espérons ainsi susciter une prise de conscience chez l’individu sur sa propre violence et permettre la découverte d’autres modes de relations.

       

        Une exposition itinérante

        Les jeunes dessinateurs auront aussi pour mission majeure d’élaborer avec des techniciens les supports et autres décorations de cette galerie.

        Nous trouvons intéressant de faire circuler cette exposition dans des lieux variés voire inattendus comme des centres culturels, des écoles, des collèges, des lycées, des maisons de quartiers et toutes autres structures associatives intéressées. Et pourquoi pas le Festival de la Bande dessinée de la ville de Colomiers.

         « I have a dream! »…le rêve continue !

        Cette exposition sera axée sur la présentation des créations des jeunes de « l’atelier bande dessinée et non-violence » et d’autre part sur la présentation des planches du dessinateur Ho Che Anderson tirée de son oeuvre : « KING , la biographie non officielle de Martin Luther King » éditée aux éditions Atmosphère. Cf annexes

        Ce rêve continuera par le prêt de l’exposition au Centre de Ressources sur la non violence qui aura loisir de l’utiliser en tant qu’outil pédagogique. 
 

Remerciements

Nous tenons à remercier tout d’abords les jeunes de l’atelier BD et non violence pour leur investissement mais aussi tous nos partenaires : Le Centre de Ressources sur la Non violence (CRNV), la maison de quartier du Val d’Aran (MQ), l’Association Columérine Socio Educative (ACSE), les citoyens pour la paix, le groupe Identité(s), les éditions Atmosphère pour la parution de « King » et tous ceux qui œuvrent dans l’ombre pour plus de justice et de paix.

Une pensée particulière aux philosophes et chercheurs sur la non violence qui nous ont éclairé pour l’élaboration de ce projet : Jean Marie Müller, Jacques Sémelin, Marshall. B .Rosenberg mais surtout Martin Luther King pour son rêve !